| « La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d’un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. Non pas par fanatisme de la “justice”, mais parce que tout ce qu’il y a d’instructif, de salutaire et de purifiant dans la liberté politique tient à cela et perd de son efficacité quand la “liberté” devient un privilège. » Rosa Luxemburg in La Révolution russe (1918) |
Rosa est une femme d’origine polonaise qui va consacrer sa vie à la révolution. Elle organise d’abord la propagande révolutionnaire dans son pays dès 1905, puis en Allemagne. Petite et boiteuse, pleine d’une énergie hors du commun, elle est une fantastique oratrice qui ne tarde pas à devenir une des grandes figures de la social-démocratie allemande.
Elle écrit beaucoup : des articles, des livres, des ouvrages révolutionnaires. Son œuvre marxiste demeure impérissable : L’Accumulation du capital (1913), L’Introduction à l’économie politique (1915).
Elle prône la tolérance et la justice, convaincue que la liberté implique le respect de l’opinion d’autrui, quelle qu’elle soit.
Elle est l’un des membres fondateurs du parti communiste allemand, officiellement créé le 1er janvier 1919. Pressentant l’imminence de la guerre elle se distingue par une position antimilitariste et pacifiste très ferme, qui lui vaudra de passer une bonne partie de la guerre en prison. Pendant ce temps, elle prend du recul par rapport au bolchevisme et à Lénine. En 1918, « Rosa la Rouge » fonde le groupe révolutionnaire et antimilitariste « Spartakus » avec son amie Clara Zetkin. Elle participe à la révolution spartakiste et meurt assassinée par les corps francs.
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