| Dans un article de l’Humanité du 21 mai, Sébastien Jumel, maire de Dieppe, accuse le chef de l’Etat de vouloir asphysier délibérément les collectivités locales gérées par la gauche. "Le projet de Nicolas Sarkozy vise à accélérer la casse de l’ensemble des services publics". |
Il souligne que l’implication des collectivités territoriales dans la réduction des déficits publics n’est ni possible ni souhaitable : "elle n’est pas possible car la volonté de l’Etat de rationner les déficits publics va aggraver la situation des collectivités locales. Déjà les dotations de l’Etat fondent comme neige au soleil. La crise pèse sur nos territoires avec des effets désastreux (désindustrialisation, restrictions de budgets...), alors que les besoins sociaux sont plus importants. Les dépenses sociales augmentent et les recettes, les moyens diminuent".
Pour Sébastien Jumel "la droite instrumentalise la crise économique car "le projet de N. Sarkozy vise à accélérer la casse de l’ensemble des services publics, notamment des services publics locaux". Or selon une enquête récente, les français plébiscitent ces services et leur efficacité.
Pour financer la dépense publique, il faut redistribuer les richesses. Les collectivités locales n’ont pas de planche à billets, elles sont tenues légalement de présenter des pubdgets en équilibre.
La réduction des moyens aux collectivités fait subir aux habitants le poids de la doctrine du président. On commence depuis quelques années à faire payer le coût de la crise à ceux qui n’en sont pas responsables.
Avec des recettes en diminution, le maire doit répondre aux besoins des habitants. A Dieppe, ville portuaire, touristique, on le ressent bien affierme l’élu. "Les recettes issues du casino, par exemple, s’effondrent, les droits de mutation baissent.... "N. Sarkozy est un bon joueur d’échecs. Il a sacrifié les élections régionales avec l’intention d’asphyxier les collectivités, régions, départements et communes, dont de nombreuses sont gérées par la gauche. Il veut les rendre incapables de répondre aux besoins des habitants, c’est-à-àdire faire peser sur les élus le poids de ses propres turpitudes".














