Des parlementaires de tous horizons se mobilisent pour obtenir la libération de Salah Hamouri, incarcéré en Israël depuis le 13 mars 2005 et condamné à une peine de 6 ans, 8 mois et 15 jours de prison devant s’achever le 28 novembre prochain.
Or, notre compatriote est soumis à une nouvelle loi adoptée par le parlement israélien qui, d’une part, aggrave les conditions de détention des prisonniers et, d’autre part, modifie de manière rétroactive les peines de prison prononcées par les tribunaux militaires : celles-ci ne seront plus accomplies selon les années administratives mais en années civiles. Ainsi, les détenus devront effectuer 20 jours supplémentaires d’incarcération par année de prison. Dans ce contexte, Salah Hamouri ne sortirait pas avant le 12 mars 2012, ce qui le condamnerait à purger 140 jours de prison supplémentaires.
Dans ce contexte, il ne leur semble pas opportun de négocier la présence de Salah Hamouri dans le prochain contingent de 550 prisonniers qui seront libérés en décembre suivant les modalités de l’accord de libération de Gilad Shalit. En effet, cette négociation aurait pour conséquence d’augmenter la durée de la peine de prison de Salah Hamouri au-delà du 28 novembre, sa libération s’effectuerait à la place d’un autre détenu à qui il resterait une peine plus longue à purger et risquerait d’être assortie d’un bannissement des territoires d’Israël et de Palestine occupée, ce que ne souhaite absolument pas Salah Hamouri.
Dans un courrier envoyé jeudi 10 novembre 2011 à l’Elysée, les députés et sénateurs demandent une entrevue au Président de la République afin de pouvoir évoquer avec lui l’action que la France pourrait engager afin d’obtenir la libération de notre compatriote à la date fixée par son jugement, soit le 28 novembre prochain.
| Monsieur le Président, Par delà nos engagements respectifs, nous souhaitons attirer votre attention sur la situation de notre compatriote Salah Hamouri, incarcéré en Israël depuis le 13 mars 2005 et condamné à une peine de 6 ans, 8 mois et 15 jours de prison – ainsi qu’en atteste formellement un document officiel du CICR remis à sa famille daté du 25 octobre. Il devrait donc être libéré le 28 novembre prochain. Or, le parlement israélien a adopté une loi qui, d’une part, aggrave les conditions de détention des prisonniers et, d’autre part, modifie de manière rétroactive les peines de prison prononcées par les tribunaux militaires : celles-ci ne seront plus accomplies selon les années administratives mais en années civiles. Ainsi, les détenus devront effectuer 20 jours supplémentaires d’incarcération par année de prison. Dans ce contexte, la porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne, Madame Sivan Weizman a indiqué que Salah Hamouri ne sortirait pas avant le 12 mars 2012, ce qui le condamnerait à purger 140 jours de prison supplémentaires. La non-rétroactivité des lois en matière pénale, sauf dans le cas de peines plus douces, est pourtant un principe que l’on retrouve dans les grandes démocraties du monde et il n’est donc pas acceptable que notre compatriote reste incarcéré plus longuement. Dans ce contexte, il ne nous semble pas non plus opportun de négocier la présence de Salah Hamouri dans le prochain contingent de 550 prisonniers qui seront libérés en décembre suivant les modalités de l’accord de libération de Gilad Shalit. En effet, cette négociation aurait pour conséquence d’augmenter la durée de la peine de prison de Salah Hamouri bien au-delà du 28 novembre. Ce dernier prendrait de plus la place d’un autre détenu à qui il resterait sans aucun doute une peine de prison beaucoup plus longue à purger. Enfin, une libération négociée dans ce cadre risquerait d’être assortie d’un bannissement des territoires d’Israël et de Palestine occupée, ce que ne souhaite absolument pas Salah Hamouri. Pour toutes ces raisons, nous souhaitons pouvoir évoquer avec vous l’action que la France pourrait engager afin d’obtenir la libération de notre compatriote à la date fixée par son jugement, soit le 28 novembre prochain. Dans cette attente, nous vous prions de croire, monsieur le président, à l’assurance de notre considération distinguée. |















