Alors que le Mali est en proie à de lourdes menaces de partition, les populations civiles sont les premières victimes de la désorganisation du pays. Sous prétexte de condamner le coup d’Etat militaire, la France et l’Union européenne ont d’emblée opté pour une cessation de toute coopération, au risque d’une terrible catastrophe humaine. On le sait, la région est touchée par une grave crise humanitaire liée à de mauvaises récoltes et au conflit actuel.

- Un combattant au Nord du Mali
La situation en cours a des causes multiples, intérieures et extérieures, qui nous interrogent :
pourquoi des soldats et des officiers subalternes ont-ils pu prendre le pouvoir et renverser le président Amadou Toumani Touré ?
pourquoi le pouvoir malien jusque-là en place n’a-t-il pris aucune disposition pour affaiblir une rébellion touarègue qui n’a d’ailleurs pas l’assentiment de toutes les populations du Nord Mali ?
le fort soutien populaire manifesté aux initiateurs du coup d’Etat n’est-il pas le révélateur d’un fort rejet de la corruption et d’un semblant de démocratie ?
un éclatement du Mali n’aurait-il pas de lourdes conséquences sur l’ensemble du continent africain ?
La France et l’Union européenne portent une lourde responsabilité dans cette détérioration dramatique de la situation, en ayant conduit une intervention militaire en Libye, dont les armes lourdes circulent désormais librement dans le désert sahélien.
Aujourd’hui, face au désarroi des populations, la France doit jouer un rôle pacifique sur la scène internationale, chercher à apaiser les tensions et ne pas participer à une action militaire.
Comme élus locaux, nationaux et européens, nous appelons les collectivités françaises engagées dans des projets de partenariat et de coopération décentralisée avec des villes et régions maliennes, à les poursuivre, sous les formes les plus appropriées. Par solidarité avec les populations de ce pays, ainsi qu’avec la communauté malienne en France, mais aussi pour contribuer à la restauration de la paix et de la démocratie.
David Allais, conseiller municipal de Gentilly (94) Gnamé Bagayoko, conseillère municipale de Saint-Ouen (93) Michel Billout, sénateur de Seine-et-Marne Pascal Cramoisan, conseiller municipal du Havre (76) Frédéric Dutoit, Ancien Député, Président des Elus Communistes, Républicains et Citoyens de Marseille (13) Fily Keita, adjointe au maire de Champigny-sur-Marne (94) Jean-Claude Mairal, président du groupement d’action locale du Pays Vichy-Auvergne Sokona Niakhate, conseillère municipale déléguée à la coopération décentralisée, inter-culturalité et promotion de la diversité à Fontenay-sous-Bois (94) Catherine Paysant, conseillère municipale déléguée de Gisors (27) Jean-Pierre Roume, conseiller municipal d’Aurillac, Président délégué du comité de jumelage Aurillac et Arpajon sur Cère/Bougouni (15) Ibrahima Traore, conseiller municipal du Kremlin-Bicêtre (94) Marie-Christine Vergiat, députée européenne Jean-Didier Vermenot, président du comité de jumelage Saint-Jean de Maurienne-Kidal (73)
Contac Jean-Didier Vermenot jeandidier.vermenot@yahoo.fr