Après le sommet européen des 28 et 29 juin derniers, la ratification du traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), ou pacte budgétaire européen dans lequel la « règle d’or » tient lieu de fil rouge, s’annonce imminente.
C’est pourquoi Olivier CHRISTOL, Secrétaire de section du PCF et conseiller municiplal délégué de Sotteville-lès-Rouen a adressé à la Députée socialiste de la 3ème circonscription le courrier suivant :
Sotteville-lès-Rouen, le 10 Juillet 2012
Madame la Députée,
Les 28 et 29 juin derniers, s’est tenu le somment européen, le premier pour François HOLLANDE, comme Président de la République.
François HOLLANDE, alors candidat, refusait de voir la « règle d’or » si chère à N. Sarkozy inscrite dans nos textes fondamentaux, ce qui l’aurait ainsi institutionnalisée. Il souhaitait, à juste titre, renégocier le traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), dans lequel cette « règle d’or » tient lieu de fil rouge.
Cependant, au sommet européen, le Président français l’a acté en lui joignant il est vrai un pacte de croissance de 120 milliards d’Euros, qui est cependant bien loin de ce qu’il faudrait car ce sont en fait qu’une quinzaine de milliards qui seront effectivement « utilisables ».
Les français, et notamment les près de 4 millions qui ont soutenu le « Front de gauche » et qui ont ainsi assuré la victoire de la gauche, n’ont pas voté pour se voir imposer la rigueur et l’austérité par l’Union Européenne, par des traités que la Président nouvellement élu accepte.
La question est tout à fait importante car si le pacte de croissance va dans le bon sens, le traité demeure avec ses mécanismes de contrôle poussés des budgets nationaux - Etat, collectivités, administrations publiques, protection sociale.














