Communiqué de Pierre Mathieu Vice président du Conseil Régional de Champagne-Ardenne :
SODIMEDICAL : Mes demandes auprès du Président de la République
A l’occasion de sa venue à Chalons en Champagne les salariés de SODIMEDICAL ont pu dialoguer quelques instants avec le Président de la République. Dans son discours celui-ci a dit comprendre la colère légitime de ses salariés privés de salaires depuis maintenant 11 mois.
Des salariés confrontés à la non application par le groupe Lohmann et Rauscher des décisions de justice le condamnant à relocaliser la production à Plancy l’Abbaye et à verser les salaires en retard.
Au cours de cette journée, j’ai pu échanger directement avec François Hollande sur ce dossier. J’ai sollicité son intervention personnelle. En effet l’Etat a parfaitement les moyens d’agir rapidement et efficacement.
J’ai insisté pour que des initiatives fortes soient prises afin de faire appliquer les décisions de justice dont personne en République ne doit pouvoir s’exonérer. Quelque soit la complexité du dossier il n’est pas vrai, comme d’aucun le prétendent, que rien ne soit possible.
Il est clairement établi par les faits et par la justice que le groupe Lohmann et Rauscher ne respecte aucune de ses obligations légales et sociales. Dès lors, plus un seul marché public ne devrait être accordé à ce groupe en France. La simple application du code des marchés publics le permet.
J’ai demandé au Chef de l’Etat une intervention rapide des ministères auprès des Hôpitaux et des structures publiques pour qu’il en soit ainsi. Une action résolue de l’Etat pourrait aussi consister à conditionner les paiements des commandes en cours à celui des salaires et cotisations sociales dus par Lohmann et Rauscher.
Que sous l’ère Sarkozy les procès verbaux d’infractions dressés par l’Inspection du Travail à l’encontre du patron voyou aient été systématiquement classés sans suite par le Procureur de la République est une chose. Que cela continue aujourd’hui, comme si rien n’avait changé, est incompréhensible et inadmissible. J’ai demandé au Chef de L’Etat que des instructions soient données pour que la loi et les poursuites prévues par celles-ci, vis-à-vis de l’employeur, s’appliquent.
Enfin, j’ai fait part au Président de République du regret que l’Etat se refuse jusqu’à maintenant à mettre en place « un fonds exceptionnel » pour prendre en charge provisoirement les salaires laissant ainsi les salariés en prise aux pires difficultés. D’autant qu’à l’acharnement d’un groupe « sans foi ni loi », s’ajoute la non intervention du conseil général et des parlementaires de droite qui ont choisi clairement le camp des délocalisateurs. Devant cette démission généralisée et cette non intervention à salariés en danger et à emplois menacés j’ai informé François Hollande de la décision d’élus, de citoyens, de personnalités de parrainer les salariés de SODIMEDICAL en assurant l’avance de leur salaire à venir et de la très grande détermination qui est la leur à ne pas laisser faire l’inacceptable. J’ai insisté sur l’urgence d’une action beaucoup plus vigoureuse de l’Etat en faveur des salariés et de la défense de l’emploi.
L’action pour faire respecter de l’Etat de Droit fait parti des prérogatives du Président de la République. J’ai noté l’écoute très attentive de François Hollande sur ce dossier sur lequel il a pris le temps de poser nombre de questions. Le Président de la République à aucun moment n’a dit qu’il était impuissant et que rien ne pouvait être fait par l’Etat. Les jours qui viennent nous diront si une autre orientation est enfin prise par l’Etat et le gouvernement sur ce dossier pour que cesse le calvaire des 52 salariés de SODIMEDICAL et pour que les décisions de justice soient enfin appliquées.
Pierre Mathieu, Vice président du Conseil Régional de Champagne-Ardenne














