« PEAD (Plan Européen d’Aide aux Démunis) : le Conseil Municipal de Saint Germain du Puy renouvelle son voeu pour le maintien de l’aide européenne alimentaire »
Le Conseil Municipal de Saint Germain du Puy a tenu a renouveler le voeu qu’il avait adopté à l’unanimité lors de sa séance du 23 juin 2011 pour la pérennisation du PEAD, alors menacé de disparaître. Face à la mobilisation des associations, des élus locaux, de certains gouvernements et dirigeants européens, ce dispositif avait été reconduit sur les mêmes bases, mais seulement pour 2012 et 2013.
Les associations caritatives en charge de la distribution des denrées alimentaires ont donc récemment profité de l’attribution du Prix Nobel de la Paix 2012 à l’Europe, pour lancer un nouvel appel à sauver l’aide européenne alimentaire, alors qu’un nouveau dispositif devant prendre le relais après 2014 doit être adopté avant la fin de l’année.
Le Conseil Municipal de Saint Germain du Puy, après avoir soutenu l’an passé la démarche de ces associations, a ainsi adopté une nouvelle motion que vous trouverez ci-jointe, le voeu de 2011 étant malheureusement aujourd’hui toujours d’actualité, la pauvreté et les tensions sociales ne cessant d’augmenter sous les coûts de boutoir de la crise financière.
La Mairie de Saint Germain du Puy vient d’ailleurs, au regard de l’importance et des enjeux de cette question, d’adresser cette motion au Président de la République et au Premier Ministre, comme elle l’avait déjà fait l’an passé.
Ville de Saint Germain du Puy
Conseil Municipal du 24 octobre 2012
PEAD (Plan Européen d’Aide aux Démunis) :
Le Conseil Municipal renouvelle son voeu pour le maintien de l’aide européenne alimentaire
En 2011, le PEAD, Plan Européen d’Aide aux plus Démunis, fut mis à mal par un arrêt de la Cour européenne de justice qui le jugeait obsolète. En effet, l’Union Européenne avait entrepris de le financer à partir du budget de la Politique Agricole Commune (le PEAD représentant seulement 1% du budget de la PAC), alors qu’il était initialement financé par les excédents agricoles, désormais amoindris. Un groupe de sept États membres, dont l’Allemagne, s’appuyant sur cet arrêt, réclamait alors sa disparition sous prétexte que cette aide relevait plus des politiques sociales qu’agricoles.
L’an passé, ce programme doté de 480 millions d’euros, a aidé 18 millions d’européens à se nourrir. 72 millions d’euros ont été redistribués en France via les associations caritatives qui ont ainsi pu servir pas moins de 130 millions de repas, ce qui représente entre 30 et 40% des denrées alimentaires distribuées. A Saint Germain du Puy, ce sont près de 90 familles qui en ont bénéficié via l’épicerie sociale et la Banque Alimentaire.
Alertés par les associations et par bien des élus locaux, de nombreux dirigeants et députés européens, ainsi que plusieurs gouvernements dont le gouvernement Français, se sont alors mobilisés, et un compromis Franco-Allemand a pu finalement être arraché le 14 novembre 2011, maintenant en l’état le PEAD pour 2012 et 2013.
Au moment ou l’Europe s’est vu décerner le Prix Nobel de la Paix, les principales associations caritatives que sont les Banques Alimentaires, la Croix Rouge, les Restos du coeur et le Secours populaire, ont, par une conférence de presse commune tenue ce lundi 15 octobre 2012, appelé de nouveau à la mobilisation pour sauver l’aide alimentaire européenne, alors que le nouveau dispositif d’aide qui doit prendre le relais en 2014, doit être adopté d’ici la fin de l’année.
Elles demandent, au moment où la pauvreté ne cesse d’augmenter sous les coûts de boutoir de la crise financière, où les tensions sociales se multiplient de plus en plus, que soit maintenu le budget de l’aide européenne alimentaire pour les années à venir, quel que soit les nouveaux nom et mécanisme du dispositif. Une diminution sensible de cette aide aurait des conséquences immédiates et multiples sur les populations les plus fragiles, et de plus en plus nombreuses à l’échelle de l’Europe.
Pourtant, ce nouveau plan risque d’être considérablement amputé (l’enveloppe européenne actuellement discutée ne serait que de 360 millions à partager entre 27 États). Et le pire est peutêtre encore à venir quand on sait que les sept États réfractaires demandent à ce que cette solidarité s’exerce à l’avenir au niveau de chaque État membre (du ressort de leur budget propre et donc financée par les impôts prélevés).
A l’instar de plusieurs associations d’élus telles que l’Association des Maires de France (AMF) et l’Association des Départements de France (ADF), le Conseil Municipal de Saint Germain du Puy s’associe une nouvelle fois pleinement à cet appel, et renouvelle le voeu qu’il avait voté à l’unanimité lors de sa séance du 23 juin 2011, et qui est malheureusement toujours d’actualité.
Nous en appelons au Président de la République nouvellement élu, au Premier Ministre et à son gouvernement, pour défendre haut et fort auprès des autres États membres, cette aide européenne alimentaire née en 1987 sous la Présidence de la Commission Européenne de Jacques DELORS.
Haut et fort, pour qu’elle soit sauvée bien au delà du sursis de deux ans obtenu l’an passé. Haut et fort, pour que la réduction de la pauvreté, pourtant inscrite dans les objectifs 2020 de l’UE, ne soit pas remise en cause.
Motion adoptée à l’unanimité lors de la séance du Conseil Municipal du 24 octobre 2012.
Voir le dossier en intégralité (contenant la motion du 24 octobre 2012, la motion du 23 juin 2011 et le communiqué de M. Camuzat)














