"Quelle riche idée ont eu les élus communistes et républicains en créant le CIDEFE au début des années 80, une décennie avant que le droit individuel à la formation soit reconnu par la loi !
Ensuite, faire reconnaître ce droit individuel à la formation des élus locaux a été une exigence qui a été portée avec force par les élus communistes et républicains et notamment leurs parlementaires..
Je crois que ce droit, gagné dans l’action, est à enraciner collectivement tous les jours et à faire respecter dans toutes les collectivités. Trop souvent, évidemment à droite, malheureusement parfois à gauche, ce droit est contesté, refusé, sournoisement interdit de budget.
En ce début de mandat, il faut non seulement faire preuve de vigilance pour ne pas tolérer ces méthodes et affirmer qu’il est aujourd’hui impossible de conduire son action d’élu sans « partir » en formation.
La formation, perçue comme un supplément d’âme, facultatif, voire dérisoire relève d’une conception ringarde, dangereuse pour les élus et les citoyens. Quel maire, élu de France peut prétendre en faire l’économie ?
Pour le CIDEFE, et depuis sa création, la formation est d’abord l’échange d’expériences, l’assurance de confrontation d’idées entre élus de toute collectivité et de tout mandat. C’est aussi un grand respect des différences, une ouverture aux autres et au monde. Et cela n’interdit pas, bien au contraire, la recherche de convergences et de commun.
Dans un contexte d’étranglement accéléré des finances locales, d’objectif de faire imploser les collectivités, les mettre au pas, voire les liquider, toute volonté des élus locaux de comprendre, agir, résister, rassembler, donner du sens ou des perspectives constitue une menace, un danger.
Soyons très vigilants. Soyons très offensifs, notamment à l’occasion du « MODELOC », projet de loi sur la modernisation de la démocratie locale, concocté actuellement par le secrétaire d’Etat aux collectivités, Alain Marleix."
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