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Le chiffre du jour

1,2

c’est en million, le nombre de ménages en attente d’un logement social en France

lundi 8 février 2010


À la une

Plusieurs centaines de participants aux Etats généraux du logement le 6 février à Ivry

Urgence de solutions, urgence de mobilisation... pour l’ANECR, qui organisait le 6 février à Ivry, en partenariat avec le PCF et le PG, les Etats généraux du logement, de l’habitat et de la ville, "c’est bien de l’urgence d’une autre politique que celle menée actuellement par le gouvernement qu’il s’agit quand "3,5 millions de personnes ne sont pas logées, ou mal : 1,3 million de personnes sont demandeuses de logements sociaux : 100 000 sont sans abri et 100 000 familles sont menacées d’expulsion locative".

En témoigne la présence de plusieurs centaines d’élus venus de toute la France et de très nombreux militants associatifs (CNL, DAL, Fondation Abbé Pierre, CGT...) mais aussi de grands témoins architectes, urbanistes, directeurs d’office HLM, chercheurs.

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En ateliers le matin, en séance plénière l’après midi, les débats ont permis de construire des propositions alternatives pour "passer de la nécessité au droit".

Les Etats généraux ont proposé l’exigence de l’abrogation de la loi Boutin, le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs, l’abrogation de l’expulsion, le lancement en urgence de la construction de 180 000 logements sociaux par an et le respect de la loi SRU imposant 20 % de logements sociaux dans chaque ville.

Concernant les moyens financiers, il est proposé de mettre en place dès 2010, un collectif budgétaire de 2 milliards d’euros financé par la suppression des aides fiscales à la spéculation immobilière.

A l’issue des débats, les Etats généraux ont décidé de s’adresser à l’ensemble des forces sociales et politiques à travers une "Adresse", invitant à construire ensemble une nouvelle politique du logement pour la France.

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Les participants se sont ensuite séparés en se promettant de nombreux rendez-vous pour faire vivre l’esprit et les propositions des Etats généraux : 1er rdv le samedi 13 mars à Paris et dans toute la France pour les multiples manifestations s’opposant à la reprise des expulsions locatives.

"Au delà de nos débats, il y a urgence de résistance et de luttes"...

Cidefil reviendra sur cet évènement dans les jours qui viennent


En avant

Mobilisation de soutien aux salariés de SANOFI-Aventis : courrier de l’ANECR aux élus des départements concernés

Courrier de l’Association nationale des élus communistes et républicains à tous les élus et responsables d’ADECR des départements concernés par les restructurations engagée par SANOFI-AVENTIS et la fermeture de plusieurs sites :

Cher-es ami-es, cher-es camarades,

Tu le sais, les salariés et chercheurs de l’entreprise SANOFI-AVENTIS sont depuis plusieurs mois sous la menace d’une restructuration majeure et d’une réorganisation de la recherche interne, qui aboutirait à des centaines de suppression de poste. Ton département serait lui aussi touché.

La direction de SANOFI a souhaité inviter les élus des villes et cantons concernés à une rencontre le Mardi 16 février 2010 à partir de 12h, à la Maison de la Chimie. Les syndicats de SANOFI organisent pour leur part le même jour un rassemblement sur le lieu de cette réunion.

Depuis le débat que nous avons organisé avec eux sur notre stand à la Fête de l’Humanité, nous sommes régulièrement en contact avec les organisations syndicales de cette entreprise. Aussi, ils souhaitent associer les élus des départements concernés à leur mobilisation.

Nous t’invitons donc à être présent au rassemblement des syndicats de SANOFI – AVENTIS, qui se tiendra le mardi 16 février, à partir de 11h30 – Maison de la Chimie – 28 rue Saint-Dominique à Paris (75007) – Métro Invalides ou Assemblée Nationale.

A l’issue du rassemblement, nous rencontrerons à 14h à l’Assemblée Nationale – Bureau 7 – une délégation de salariés pour faire le point des échanges qui auront eu lieu entre la direction de l’entreprise et les élus durant le repas de midi, et discuter de la poursuite de ces actions. Tu y es bien entendu chaleureusement invité.

Tu trouveras ci-joint un argumentaire transmis par les syndicats CGT de l’entreprise, une localisation exacte des différents sites ainsi qu’un courrier du syndicat en direction des élus locaux, ainsi qu’une motion que les élus communistes du Conseil Général de Gironde ont fait adopté à l’unanimité le 1er février.

Merci de nous informer par retour de mail si tu as été invité à participer à la rencontre-débat du midi, et si tu penses pouvoir être présent au point de rencontre avec les syndicats.

Bien cordialement,

Jean-Jacques PARIS
Secrétaire général de l’ANECR
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Motion Conseil Général de Gironde
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lettre aux elus
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argumentaireélus

PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’industrie pharmaceutique en France et plus particulièrement sur Sanofi-Aventis.


L’Elu d’Aujourd’hui

Questionnaire

Donnez votre avis sur "L’ELU D’AUJOURD’HUI"

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Afin d’améliorer L’Elu d’Aujourd’hui et d’être toujours plus à votre disposition, le mensuel de l’ANECR lance une campagne de réflexion sur son contenu.

Votre avis est essentiel. Ce questionnaire est long si le temps vous manque, vous pouvez n’y répondre que partiellement.

Remplir le questionnaire


Fonction publique

Rassemblements devant les mairies, Oph et le Conseil général le jeudi 11 février de 8h00 à 12 h00

Coordination Syndicale Départementale Des Services Publics du Val de Marne

2014 Si j’avais su…

On est en 2014, je suis toujours fonctionnaire mais j’ai peur. Je sors de l’entretien annuel d’évaluation le « chef » qui m’en veut pour mon franc parler m’a noté négativement. Suite au rapport Silicani et son application par la loi je vais être déclaré inemployable…et viré loi mobilité...

J’aurais voulu à la sortie du boulot aller à la bibliothèque municipale mais la municipalité suite à la suppression de la taxe professionnelle n’a plus les moyens d’ouvrir…c’est pareil pour mes « vieux »qui eux n’ont plus de repas à domicile ou d’aides ménagère. Je dois donc aller les voir pour les aider en plus de mon travail.

Dans l’école de mes enfants, la suppression de beaucoup de postes d’atsem fait que les profs ne peuvent plus assurer correctement leurs classes. Mes enfants du coup détestent l’école et me le font savoir…et payer cher.

Pendant mes congés, j’aurais voulu mettre les enfants en centre de loisirs pour me détendre mais cela aussi c’est plus possible, y’a pas d’argent… !

Du fait de la RGPP, les copains des services techniques ne sont plus là, leur service a été privatisé comme beaucoup d’autres.

Hier, j’ai rencontré un copain qui me racontait son angoisse de l’avenir et sa décision de s’impliquer dans les prochaines élections municipales. Je lui ai expliqué que suite à la réforme territoriale les décisions sont prises à la métropole Grand Paris. Et que donc ça ne sert plus à rien, plus de proximité.

J’aimerais m’installer avec ma famille dans une autre région de France. Il va donc falloir que j’examine leur taux de compétitivité (eh oui la réforme territoriale encore) et que je choisisse la meilleure car cela veut dire plus de service même si tout est privé…et puis surtout pas dans une zone rurale vu que dans les villages y a plus rien, même pas de poste vu qu’elle a été privatisée.

Si j’avais su… je n’aurais jamais laissé passer ces lois qui on livré ma « vie » et celle de ma famille aux appétits des spéculateurs et des marchés financiers. Qui ont fait que, dans la société d’aujourd’hui (2014), seul les plus riches peuvent vivre décemment…

J’aurais moi aussi exigé de mes représentants politiques :

- le retrait des projets actuels de réforme territoriale et de suppression de la taxe professionnelle.

- le maintien et le renforcement des garanties statutaires pour assurer aux citoyens un service public égalitaire, ce qui passe notamment par l’abrogation de la loi dite de mobilité.

- un vaste débat citoyen, avec les personnels et les usagers, sur l’organisation des missions publiques en préalable à toute réforme.

- une refonte de la fiscalité locale permettant le financement pérenne des missions et de l’emploi, et la résorption des inégalités de ressources entre collectivités.

- le rattrapage des pertes de salaire et l’augmentation significative de la valeur du point d’indice.

- une loi de titularisation pour les près de 30% d’agents non titulaires de la Fonction publique territoriale.

Si toi aussi tu ne veux pas de ce monde là participe :

Le 11 Fevrier 2010 au rassemblement

Devant ta mairie, ton conseil général, ton OPH

A l’appel du syndicat Cgt de ta collectivité

Pour t’adresser à la population


Logement

Sondage Ifop/Humanité

Réquisition des logements vides : les Français disent OUI !

Interrogés sur « la réquisition par les pouvoirs publics des logements privés inoccupés », 69 % des Français s’y déclarent favorables. 30 % se veulent opposés car cela constituerait « une attente au droit de propriété ».

C’est ce que révèle une enquête réalisée par l’IFOP pour l’Humanité les 4 et 5 février 2010.

En filigrane apparaît la préoccupation des Français pour le logement.

« Nous le savons les Français sont sensibles à ce sujet », prévient Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion et stratégies d’entreprise à l’Ifop. Pour lui, trois raisons expliquent des résultats si nets : « Premièrement la crise du logement, ensuite le travail des associations qui a contribué à populariser le problème des réquisitions. Enfin, le contexte actuel. Devant un tel écart de richesse entre les Français, la précarité devient de plus en plus inacceptable par la majorité d’entre eux », analyse-t-on du côté de l’Ifop.

Principal « supporter » de cette mesure donc, les jeunes. Chez les moins de 35 ans ils sont 80 %, et 84 % pour la tranche des 18-24 ans, à penser à la réquisition comme solution au mal logement. Á l’autre de bout de cette pyramide des âges, les 65 ans et plus, on remarque le plus grand nombre de réfractaires, avec 42 % d’opinions défavorables. Une situation qui s’explique « par les difficultés plus grandes pour la jeunesse à se loger », confie le directeur adjoint de l’Ifop. Concernant les activités professionnelles, là encore les retraités sont en léger recul avec 61 % d’adhérents à la réquisition alors que le chiffre culmine à 80 % chez les employés, 78 % pour les artisans ou commerçants et 75 % chez les ouvriers. Sur l’échiquier politique, la surprise provient des rangs des sympathisants de l’UMP : ils sont 49 % à se déclarer favorables à la réquisition. Á gauche, le score est particulièrement élevé avec 80 %.

Le pic est atteint par les proches du Front de gauche avec 86 % d’avis positifs. Du côté des associations, le sondage est accueilli avec « enthousiasme ».

Entretien de Pierre Gosnat, député maire communiste d’Ivry (94). La réquisition des logements détenus par les institutions financières contribuerait à lutter contre la spéculation immobilière. Il rappelle que 2% du PIB devrait être consacrés à la constuction de logements.


Face à face dans l’Humanité du 6 février 2010

Les organismes HLM doivent-ils racheter des logements vacants

Les organismes HLM doivent-ils racheter des logements vacants ?

Face à face dans l’Humanité du 5 février 2010 :

- Alex Maudet, juriste (Confédération nationale du Logement) « Nous sommes a priori favorables à cette proposition, mais coutumiers des effets d’annonce, nous attendons de voir le texte. Depuis des années, l’État communique sur des plans qui ne sont pas appliqués. Prenons l’exemple de la loi sur le droit opposable au logement (Dalo), qui, sans constructions, est inefficiente. Et, de l’autre côté, on continue à expulser des gens qui avaient été déclarés prioritaires pour un relogement. Il est d’ailleurs faux qu’il n’y a pas de logements disponibles pour eux. À Paris, à peine 15 % du contingent préfectoral a été utilisé à cette fin. Il n’y a donc pas de volonté politique. L’État donne d’une main et reprend de l’autre. Depuis des années, nous sommes pour le rachat des logements vacants. À ce titre, nous soutenions la proposition de loi faite par François Rebsamen qui visait à réduire le taux de vacance mais qui, malheureusement, n’a pas été adoptée en novembre 2009. Dès lors, comment croire que le gouvernement agira cette fois ? Lire la suite

- Pierre Quercy, délégué général de l’Union sociale pour l’Habitat« Il ne faut rien écarter a priori, toutes les solutions doivent être envisagées. On travaille à l’acquisition de logements diffus – et pas seulement vacants –, on y travaille depuis plusieurs mois. Il faut savoir que cela demande des dispositions spécifiques plus difficiles à mettre en oeuvre. Acheter un logement dans un immeuble, cela signifie participer à la copropriété, notamment aux travaux d’entretien. Ce n’est pas une raison pour ne pas le faire, mais notons qu’il s’agit là d’un métier un peu différent de celui de la gestion d’immeubles. Aujourd’hui, le mouvement HLM est prêt à travailler sur un tas de programmes, mais cela n’a de sens que s’il y a une forte incitation à la vente, et nous pensons qu’il faut généraliser et doubler la taxe sur le logement vacant : pourquoi les propriétaires vendraient aux organismes HLM plutôt qu’au marché ? Lire la suite....


CNL

4,7 Milliards d’aides pour le logement social : un effet d’annonce opportuniste

Communiqué CNL - février 2010

Le secrétaire d’Etat au Logement a annoncé le déblocage de 4.7 milliards d’euros d’aides pour la construction d’environ 140 000 logements sociaux. Pour la CNL, il s’agit d’un simple effet d’annonce puisque les mesures présentées étaient déjà prévues depuis longtemps et elle y voit avant tout une manœuvre visant à faire taire les revendications.

Le gouvernement, en matière de logement, n’en est plus à une contradiction près : après la loi Boutin qui organise la casse programmée du logement social, après l’annonce de la vente annuelle de 1% du parc HLM pour trouver des financements, voilà qu’il annonce finalement que des aides financières à la construction vont être débloquées.

Pour la Confédération Nationale du Logement, il s’agit d’une opération d’enfumage visant à faire croire que l’Etat est prêt à faire un effort supplémentaire. Or, non seulement, il n’investit pratiquement pas d’argent supplémentaire par rapport au budget puisque ces aides passent par des déductions fiscales et par un jeu sur les taux d’intérêt, mais, en plus, ces mesures étaient prévues de longue date. II est clair que cette annonce vient en réponse au rapport de la Fondation Abbé Pierre et vise à calmer les revendications en matière de logement.

La CNL n’est pas dupe de la manœuvre et reste plus que jamais vigilante. Elle appelle donc ses organisations, ses militants, les usagers du logement, à se mobiliser largement pour exiger du gouvernement les moyens financiers nécessaires qui soient à la hauteur de l’ampleur de la crise du logement et des besoins des familles.

La CNL demande :

- L’abrogation immédiate de la Loi Boutin
- Le gel des loyers, dans tous les secteurs locatifs
- La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives
- L’arrêt de toutes les saisies et les expulsions
- La baisse des charges locatives récupérables, notamment en rejetant toute modification de la liste limitative du décret
- La construction annuelle de 180000 logements locatifs véritablement sociaux
- La création d’un véritable Service Public du logement et de l’habitat
- Le renforcement des moyens et la reconnaissance des organisations de consommateurs


Réforme territoriale/réforme des institutions

Hostiles à la réforme des collectives, des maires des Bouches du Rhone devant la préfecture de Marseille

Afin de protester contre la réforme des collectivités locales et la suppression de la taxe professionnelle, deux cents élus locaux représentant la moitié des communes du département se sont rendus devant la Préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille le 28 janvier dernier.

Ils ont décidé de poursuivre l’action et ont proposé trois actions :

- fermeture des mairies le 25 février

- manifestation à Paris le 25 février pour rejoindre l’action de nombreux autres départements, en appelant les élus au niveau national par tous les réseaux possibles (devant l’Assemblée Nationale)

- demande d’un référendum nationale

Tract : Touche pas à ma commune (Gardanne)


Santé

Appel contre le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail

À l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?

Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu’il y ait besoin d’une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.

C’est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu’il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d’organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.

Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s’agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s’agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l’objet est le lien entre la santé et le travail. Il s’agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu’ils n’ont pas de statut protégé. Il s’agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c’est-à-dire aux Conseils d’Administration composés majoritairement d&rs ! quo ;employeurs (2/3). Il s’agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d’opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu’au contraire ce droit d’opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d’un statut de « salarié protégé ».

Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L’aptitude et l’inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n’ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une « simplicité » radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d’aménagement de poste et d’adaptation des tâches à l’homme.

Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l’arrêt de travail. L’employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd’hui possibles auprès de l’inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.

L’indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l’abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l’entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l’int ! érêt des salariés.

Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l’intérêt exclusif de la santé des salariés !

Signez cet appel sur le site "non-mort-medecine-travail.net"

Collectif des médecins du travail de Bourg-en-Bresse :

Docteurs Mireille Cellier, Odile Chapuis, Jacqueline Chauvin, Elisabeth Delpuech, Karyne Devantay, Yusuf Ghanty, Chantal Lafarge.

Premiers signataires :

Fondation Copernic : Willy Pelletier, Gérard Filoche..., Christiane ALLIATA - inspection du travail Grenoble, Claire AMOUREUX - médecin du travail Ain, Guy ARDIET - psychiatre des hôpitaux Lyon, Corinne ARGENTY - Ergonome Conseil, Gilles ARNAUD - médecin du travail, Pierrick ARS - DAT DDTEFP Morbihan, Bertrand ARTIGNY - expert CHSCT, Michel BANCE - inspection du travail, Gérard BERTHIOT - médecin hospitalier, Michel BIANCO - père de Jérôme Bianco décédé d’un accident du travail 13 770 venelles, Dominique BLAISE - médecin du travail, Xavier BLANCHARD - contrôleur du travail Paris, Christian BONNAUD - médecin généraliste, Corinne BONNET - médecin du travail, Thierry BOUCHET - contrôleur du travail Val d’Oise, Géraldine BOUREAU - contrôleur du travail CT49, Pierre BOUTONNET - inspecteur du travail SUD TRAVAIL Grenoble, Magalie BR ! ESSE - contrôleur du travail Evry, Sylvie BRESSON - médecin du travail Grenoble, Paul BRICHLER - inspecteur du travail Meuse, Martine BRUN - contrôleur du travail 69, Thérèse Bugaut : Ud CGT de l’Ain, Christian CADIER - secrétaire général FO de l’Ain, Alain CARRE - médecin du travail, Mireille CELLIER - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse, Corinne CHABERT - médecin du travail Chambéry, Roger CHAMPS - CGT branche santé-action sociale, Odile CHAPUIS - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse, Yves CHAPUIS - médecin psychiatre, Jean CHAUDIEU - Retraité BTP Saint Germain en Laye, Jacqueline CHAUVIN - collectif des médecins du travail de Bourg-en-Bresse, André CICOLELLA - chercheur en santé environnementale, COMITE ATTAC MACON, Francis COMPERE - Retraité SNPDOS-CFDT (79), Joëlle COMTE - inspection du tra ! vail Belfort, Pierre CORNUT - médecin du travail Valence, Jean COUPEAU - contrôleur du travail Paris, Josiane CREMON - médecin du travail Grenoble, Michèle DASCALESCU - assistante Pôle DEC DIRECCTE Aquitaine, Joëlle DE-VEYLDER - contrôleur du travail Montpellier, Jacques DECHOZ - inspecteur du travail SUD travail, Sandra DELOURME - inspection du travail Rennes, Elisabeth DELPUECH - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse, Karyne DEVANTAY - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse, Anita DOUESSIN - inspecteur du travail DRTEFP Bretagne, Marie-bernadette DUBREZ – médecin du travail., Françoise DURAND-PEYRE - assistante médicale CHU Lyon., Monique DUVAL - contrôleur du travail Paris, Jean-marie EBERT - médecin du travail, Anne EDDNADNI - inspection du travail, Michel ETCHESSAHAR - contrôleur du travail Bourgoin 38, Françoise FILOCHE - Infirmi& ! egrave ;re, Gérard FILOCHE - inspecteur du travail, FONDATION COP ! ERNIC, Elisabeth FONT-THINET - médecin du travail Lyon, Michel FOUILLET - Administrateur civil Hors Classe honoraire, Villiers sur Orge, J.f. FOURNIER - médecin du travail, Philippe FRANCOIS - contrôleur du travail DDTEFP 94, Thomas FROISSARD - agent administratif inspection du travail, Yvette FUSS - contrôleur du travail Puy de Dôme, Paul GALERANT - bénéficiaire de l’ACAATA (allocation travailleur de l’amiante) Bedous 64, Régine GARCIAS - contrôleur du travail DDTEFP 44, Emmanuelle GARCIN - inspectrice du travail Lot et Garonne, Nathalie GEORGE - médecin du travail, Olivier GERIN - Ex petit patron retraite, Yusuf GHANTY - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse, Noél GILLOTIN - En Invalidité 2ème cat. Cotorep 80 % 51300, Jacques GIRON - médecin hospitalier, Christelle GLÉMET - Contrôleur du travail, Paris, Hervé GOUILLOUX - UD CFTC de l’Ain, ! Christian GOURDET - Syndicaliste CGT, Argenteui, Roland GORI : APPEL DES APPELS, Alain GROSSETËTE - médecin du travail AST Lyon, C. GUERIN - médecin du travail AST grand Lyon, Pierre-Marie GUILBERT - médecin du travail, Jean-claude GUIRAUD - médecin du travail, J.p. HAZENBERGER - médecin du travail, Danielle HENRY - médecin du travail Lyon, David HERMAND - contrôleur du travail Lille, Anne-Françoise HERMANN - médecin du travail Bar le Duc, Dominique HUEZ - médecin du travail EDF, Florence JEGOU - médecin du travail 49, Thomas KAAP - inspection du travail Valence, Alexis KARACOSTAS - psychiatre hôpitaux de Paris, Chantal LAFARGE - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse, Isabelle LAGNY - médecin du travail, Monique LANGEARD - contrôleur du travail DRTEFP Basse Normandie, Jean-pierre LAURENT - anesthésiste, Jean-michel LAUZE - collectif des mé ! ;decins du travail de Bourg en Bresse, Florence LE FUSTEC - secré ! ;taire inspection du travail du Havre, Catherine LE-CADRE - adjoint administratif DDTEFP Pays de Loire, Jean-Bernard LE-GAILLARD - inspecteur du travail Saint Brieuc, Andrée LECLANCHE - contrôleur du travail SUD TRAVAIL Auxerre, Anne-Lise LECLERC - inspectrice du travail Bourg en Bresse, Béatrice LECLERCQ - médecin du travail, Benoît LEMASSON - inspecteur du travail Côtes d’Armor, Sébastien LEONARD - Technicien Chimiste- Elu CGT au CCE Rhodia, Alain LESIOUR - médecin de centre de santé municipal, Sylvie MAGUET - contrôleur du travail DDTEFP côte d’or, Annie MALLET - Directeur Adjoint du Travail - Rouen, M. MANGIONE - infirmière du travail, Lilouanne MARTIGUES - infirmière, Benoît MARTIN - Formateur, 77, Catherine MARTIN - CT DDTEFP 79, Christel MARTIN - contrôleur du travail Orléans, Jean-pierre MARTIN - psychiatre service public Paris, Patrick MAS - consultant ; formateu ! r des représentants du personnel dans les CHSCT, Jean-michel MATHIEU - Délégué syndical FO, Catherine MERCIER - infirmière en santé et travail collectif des médecins du travail de Bourg, Sylvie MEREY - direction du travail de l’Ain, Pierre MERIAUX - inspecteur du travail Grenoble, Alice MIANNAY - médecin du travail AST grand Lyon, Brigitte MOLTO - USD santé CG, Catherine MOREL - médecin du travail Service de santé au travail de Savoie, Rémy MOUCHARD - inspection du travail Franche Comté, Elisabeth NECTOUX - cadre hospitalier secrétaire de CHSCT Lyon, Sylvie ODDOU – psychologue, Véronique ORBAN - contrôleur du travail DIRECCTE 01 Bourg, Edith ORESTA - militante association Santé, Anne OZOUX - médecin du travail, Brigitte PANGAUD - médecin du travail, Pierre PARESYS - Psychiatre de Secteur, Anne PARTENSKY-LEIBMAN - sage femme, Guislaine PAY ! ET - médecin du travail La Réunion, Eva PECORADO - inspec ! tion du travail Paris 12, Geneviève PELLARIN - médecin du travail 73, Willy PELLETIER - coordonateur de la fondation Copernic, Françoise PELORCE - PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL, Dominique PENNAZI - chargé de mission direction du travail Franche Comté, Nathalie PENNEQUIN - médecin du travail, Brigitte PERCEVAL - médecin du travail, Jean-françois PERDRIEAU - médecin généraliste Paris, Jacqueline PICHAUD - médecin du travail, Marie-annick PICHON - contrôleur du travail Saint Brieuc, Eric POLIAN - ergonome, Martine PREVOT - chargée de mission DDTEFP Toulouse, Dominique PRIEUR - contrôleur du travail Angers, Didier PUECH - Ingénieur DREAL, inspecteur du travail, Fabrice RAMIREZ - inspecteur du travail Nantes, Chantal RAVOLD - contrôleur du travail Moselle CGT, Alain REMOIVILLE - Formateur CE et CHSCT, Patrick RIVEL - secrétaire CFDT métallurgie Ain, Michel R ! ODRIGUEZ - médecin du travail, Jeanne ROISNE - contrôleur du travail Angers, Yvon ROZIER - secrétaire CHSCT, Emmanuel RUCH - médecin du travail Service de santé au travail de Savoie, Lise RUEFLIN - Inspecteur du Travail, Lydia SAOULI - inspecteur du travail Angers, Claude SCHUCHT - médecin du travail, Paule SEGAL - Infirmière retraitée Dun sur Auron 18, Gilles SEITZ - médecin du travail, Julien SIMON - contrôleur du travail DDTEFP Moselle, Odette SIVIGNON - assistante sociale, Valérie SUAREZ - inspection du travail Sète, Travail SUD - syndicat inspection du travail, Richard TEINTURIER - contrôleur du travail Le Havre, Jean-pierre TERRIER - directeur adjoint du travail 14, Francette THEBAULT - médecin du travail, Mireille THEVENIN - médecin du travail Bastia, Bernard THIRION - médecin du travail Grenoble, Anne THOMAS - contrôleur du travail Angers, Gilles TREMOU ! ILLE - Employé, Maryse TUNIS - DDTRFP Bourgogne, Sophie VANDIERD ! ONCK - médecin du travail, Evelyne VELICITAT - inspectrice du travail Montpellier, Jérôme VUYLSTEKER - Infirmier(intérimaire), J.l ZYLBERBERG - médecin du travail...


Pétition : défense de l’hôpital public !

NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL

DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise. Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.

Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE

POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT

L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,

SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE

AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT :

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions. »

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Transports

Les élus régionaux communistes de Haute-Normandie, porteurs d’un projet de transport des déchets par voie fluviale

En 15 ans, le développement du trafic de conteneurs par voie d’eau a connu un développement fulgurant.

Le développement de nouvelles lignes, la multiplication des opérateurs de transport, la diversification des opérateurs de manutention ont ouvert de nouvelles opportunités pour un nouveau type de trafics.

Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises prennent leur responsabilité en matière de développement durable et intègrent l’écologie à leurs objectifs.

C’est pourquoi un nombre croissant d’entreprises entreprennent une démarche de logistique durable en choisissant la voie d’eau et ses nombreux avantages : baisse considérable de la pollution (le trafic fluvial représente à peine 1% des émissions d’oxyde d’azote contre 51% pour les gaz d’échappement), diminution de la congestion des routes et des embouteillages (un convoi fluvial de 5000 tonnes délestent la route de 250 camions de 20 tonnes), économie d’énergie (avec 5 litres de carburant, pour une tonne de marchandise, on parcourt 500 km en voie d’eau contre 100 km en camion) et, enfin, faible nuisance sonore.

Le secteur des déchets mise, lui aussi, de manière croissante sur le transport fluvial permettant de limiter les nuisances visuelles et olfactives inhérentes à ce type de marchandises.

La croissance de la quantité de déchets produits ainsi que l’augmentation des déplacements (stockage-tri-recyclage) font du transport de déchets un enjeu écologique et économique crucial que les élus régionaux communistes ont mis en exergue dans le projet de transport par barges de déchets haut-normands pour leur traitement à l’usine Vesta.


Et aussi...

Conclusions des Assises nationales des territoires ruraux le 9 février dans le Loir et Cher

N. Sarkozy doit présenter le 9 février dans le Loir-et-Cher un plan d’action du gouvernement en "faveur des territoires ruraux".

Le gouvernement compte mettre le paquet sur les télécommunications et notamment le numérique. L’équipement en très haut débit préoccupe particuliers et entreprises des territoires ruraux. N. Sarkozy devrait confirmer le 9 février, les 2 milliards du grand emprunt destinés au déploiement de la fibre optique en France. Une partie pour convaincre les opérateurs d’investir dans les zones les moins denses et l’autre pour "soutenir les projet des collectivités, dont 750 millions qui seront dévolus au fonds pintat.

Les Assises nationales des territoires ruraux devrait aussi se concentrer sur la constitution d’un "socle de services" allant de la palette traditionnelle des services publics de base (écoles, commerces de proximité...) à la prise en charge de la petite enfance et aux services aux personnes âgées, à l’accès aux soins, le service postal.....

L’Association des maires ruraux de France (AMRF) souhaite que l’ensemble des travaux lancés sur la ruralité débouchent, non pas sur une simple loi comme cela a déjà été le cas par la passé avec des résultats décevants, mais sur un véritable « Pacte national pour les territoires » conclu sur une période de 10 ans au terme de laquelle une expertise complète de l’efficacité des mesures engagées sera réalisée.

Vœu pour l’annulation totale et sans condition de la dette extérieure d’Haïti

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Jacques_BOURGOIN2

Le Conseil Municipal de Gennevilliers du 3 février 2010 a voté un Vœu pour l’annulation totale et sans condition de la dette extérieure d’Haïti

Le 12 janvier 2010, Haïti a été partiellement détruit suite à un violent séisme. Le bilan dépasse, selon les derniers chiffres officiels, 150 000 morts et plus de 190 000 blessés. Face à ce drame, l’extraordinaire élan de solidarité des peuples du monde entier et la mise à disposition de l’aide humanitaire de tous les pays sont à saluer.

Cependant si ces aides humanitaires sont nécessaires et vitales, elles ne sont pas suffisantes.

La vulnérabilité d’Haïti aux catastrophes naturelles, les pénuries alimentaires, la pauvreté et le manque d’infrastructure, ne sont pas accidentels et ne relèvent pas d’une quelconque fatalité. Ils sont le fruit d’un lourd passé colonial, et d’étranglement économique causé par une dette extérieure odieuse. Cette dette est à la fois le fruit de l’ancienne domination coloniale et néocoloniale mais aussi d’une dictature sanglante qui pendant 30 ans a confisqué à son profit toutes les richesses du pays et cela avec la bénédiction de l’Occident. Les Institutions financières Internationales qui regroupent le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale détiennent plus de 80% de la dette extérieure haïtienne. Elles ont imposé « des politiques d’ajustement structurel » qui ont détruit l’économie locale, agricole enfonçant un peu plus le pays dans le sous-développement et l’hyper pauvreté. Il faut tirer toutes les leçons de la mise sous tutelle de cette île « perle des Caraïbes » par les instituions financières internationales qui l’ont asphyxiée avec la dette odieuse et le service aussi odieux de cette dette.

Aujourd’hui, cette dette s’élève à un peu plus d’1 milliards de dollars. Pour le paiement de la dette, le gouvernement haïtien a consacré, en 2009, 79 millions de dollars et seulement moins de la moitié de cette somme pour faire fonctionner les écoles, le système de santé et les transports… Cela doit cesser immédiatement.

D’abord parce que c’est une injustice terrible. Les Haïtiens n’ont aucune dette envers les pays occidentaux. Mais à l’inverse, ce sont ces pays occidentaux qui ont une véritable dette vis-à-vis d’Haïti, un devoir de réparation après tant d’années de domination et de pillage.

Ensuite parce qu’Haïti a besoin de mobiliser toute son action et ses finances dans une reconstruction et un développement social durable qui tienne compte des besoins de la population.

Dans ce sens, les annonces actuelles du gouvernement français d’œuvrer pour l’annulation de la dette d’Haïti envers les créanciers du Club de Paris sont les bienvenues. Cependant cela reste insuffisant.

Pour ces motifs,

Le conseil municipal :

- Renouvelle son profond soutien au peuple haïtien

- Demande à la communauté internationale d’amplifier l’aide d’urgence

- Demande l’annulation immédiate et sans condition de la totalité de la dette extérieure injuste d’Haïti afin de permettre un développement durable du pays au bénéfice de la population

- Exige que les fonds destinés à l’aide d’urgence et à la reconstruction ne donnent pas lieu à un nouvel endettement ni à un prétexte pour occuper l’île, l’administrer et y installer des bases militaires


Congrès de la FSU à Lille : « Il faut mobiliser les personnels »

Gérard Aschieri a passé le relais à Bernadette Groison lors de ce sixième congrès de la FSU à Lille le 5 février dernier (125 vois contre 5)

L’ensemble des textes ont été adoptés de 80 à 90% par les congressistes notamment sur la question de la formation des enseignants (approuvée par 80% des délégués) dont la discussion a permis de dégager une proposition commune et claire.

Opposée à la réforme Chatel-Pécresse sur la formation des maîtres, la FSU réclame notamment une « programmation pluriannuelle des recrutements », avec un nombre de postes correspondant aux besoins, ou encore une « allocation d’autonomie » pour les étudiants se destinant au métier d’enseignant.

La FSU, qui adhère à une élévation de la qualification reconnue par un master, défend aussi l’idée d’une formation « progressive » durant l’université qui se poursuivrait, après le concours de recrutement, par deux années de formation sur le terrain.

La proposition de l’adhésion à la Confédération européenne à été repousser car pas assez débattue.

La FSU affirme « ne pas se satisfaire de la division et de l’émiettement syndicaux » et veut « contribuer activement à construire un nouvel outil syndical » en y associant les syndiqués et les salariés.

Il n’y aura « ni fusion ni absorption » mais un syndicalisme « de lutte et de transformation sociale progressiste, à vocation majoritaire »

Il a été décidé de poursuivre les initiatives communes de la CGT et de Solidaires considérées par le congrès comme « des pistes positives » avec une volonté de « les ouvrir à toutes les organisations qui le souhaitent »

Dans son discours de clôture Bernadette Groison a assuré vouloir faire de la FSU « une force de propositions incontournable et indispensable pour les personnels »

Discours de Bernadette Groison

Proposition de loi déposée par le groupe CRC au sénat le 30 mars 2005


France : 6,6% du PIB pour l’éducation, en baisse depuis 1995"

"France : 6,6% du PIB pour l’éducation, en baisse depuis 1995" par Sylvestre Huet Sciences2

Le gouvernement prétend « investir » dans l’éducation. A tous les niveaux : primaire, secondaire, supérieur. Il vient d’être démenti par une note du ministère de l’Education Nationale qui fait les comptes. Et montre que la part du Produit intérieur brut consacrée à l’Education (la formation initiale) a diminué de 7,6% en 1995 à 6,6% en 2008. En 2008, le gouvernement a supprimé 11 200 postes dans l’Education nationale, pour l’essentiel des enseignants.

Une baisse significative et structurelle puisqu’elle est continue, aucune année n’étant supérieure aux années précédentes depuis 1995. Cette baisse est pour l’essentiel due au budget de l’Etat, puisque la part des collectivités territoriales a augmenté de 3,2 points de PIB depuis 2005.

Un bon dessin valant un long discours, voici ci dessous le graphique qui dit la vérité. Il montre une France qui diminue son effort éducatif, alors que nous sommes censés entrer dans l’économie de la connaissance. C’est du moins la « stratégie de Lisbonne » que tous les gouvernements européens ont prétendu suivre, fondée sur l’investissement dans la formation, la recherche, l’innovation. (Attention, il s’agit de milliards d’euros constants, pas courants).

Les malicieux iront superposer à cette évolution depuis 1980 les couleurs politiques des gouvernements. Il est aussi possible d’expliquer une part de l’évolution par les investissements décidés par les collectivités territoriales dans les bâtiments des lycées et collèges. Effort aujourd’hui en baisse. Mais les dépenses de personnel (educatif, encadrement..) représentant les trois quarts du total, c’est bien sûr là qu’il faut regarder. Comme le gouvernement a supprimé 13 500 postes en 2009 et qu’il prévoit 16 000 suppressions en 2010 , la tendance est claire.

Il n’en est pas moins instructif de constater que la diminution depuis 1995 est pratiquement indifférente aux variations de l’activité économique. Cela baisse tout le temps, que la croissance soit là ou qu’elle fasse défaut. Comme s’il s’agissait d’un choix stratégique.

Le tableau ci-contre indique qui dépense combien. Et l’évolution depuis 1980. Il montre la montée en puissance des collectivités territoriales, en lien avec la décentralisation. Il montre aussi que la part des ménages a diminué, notamment en raison des versements des caisses d’allocations familiales. En revanche, si l’on intègre dans le poste "ménages" toutes les aides (bourses, allocations diverses...) leur part monte à 11%.