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Le chiffre du jourdes français désapprouvent le choix de la ratification par la voix parlementaire contre 39 % qui l’approuvent Agenda citoyen
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mardi 25 septembre 2012 À la uneQuelle réforme démocratique des collectivités territoriales ? Ne manquez pas l’évènement avant les Etats généraux du Sénat !Cette formation Cidefe est une occasion pour les élus et les acteurs de la vie locale de faire entendre leur voix à quelques jours des Etats généraux de la démocratie territoriale qui se tiendront au Sénat les 4 et 5 octobre. En présence de parlementaires et d’élus qui seront présents au Sénat, elle cherchera à à construire une approche partagée de l’avenir institutionnel de nos territoires fondée sur des propositions concrètes. En effet, avec le changement de majorité présidentielle se précise la perspective d’une nouvelle étape de la décentralisation. Hormis la suppression du conseiller territorial, elle ne s’oriente pas à priori vers une abrogation de la réforme territoriale de 2010. Le renforcement des pouvoirs des régions et des EPCI, notamment des métropoles, devrait une nouvelle fois être à l’ordre du jour lors de l’examen du projet de loi qui aura lieu avant la fin de l’année 2012. Les États généraux initiés par le Sénat sont l’occasion, pour les élus progressistes, de travailler une vision renouvelée de l’avenir des collectivités et de l’action de l’État, notamment en matière de services publics. Refusant la mise en concurrence des territoires, cette approche doit au cours des mois qui précèdent cette réforme s’appuyer sur des propositions fortes dont les élus doivent être associés à l’élaboration. Quelles compétences pour les différents niveaux de collectivités ? Quelle réforme des finances locales pour leur donner les moyens de remplir leurs missions ? Ces questions seront au cœur des échanges de la matinée. La nouvelle étape de la décentralisation qui s’annonce devra permettre un approfondissement de la démocratie locale avec de nouveaux droits pour les citoyens. L’après-midi sera donc consacrée à ces enjeux démocratiques. Avec notamment :
Cette formation aura lieu :
Conseil régional d’Île-de-France Salle Delouvrier 35 Boulevard des Invalides 75007 PARIS Métro St François Xavier - Ligne 13 Contact : Joan Espejel, 01 48 51 15 95 ou jespejel@elunet.org
Amenagement du territoireRéaction de Gilles LEPROUST à l’annonce de la création d’un fonds Qatary pour les banlieuesRéaction de Gilles LEPROUST, maire d’Allonnes, conseiller général de la Sarthe et Vice-président de l’Association Ville et Banlieue, à l’annonce de la création d’un fonds Qatary pour les banlieues : Banlieues – Qatar : le retour !
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| Des rencontres organisées dans une soixantaine de départements
Après la large diffusion d’un questionnaire aux élus, la deuxième étape des Etats généraux de la démocratie territoriale a permis aux sénateurs d’organiser dans leurs départements près de soixante rencontres. Lors de ces débats, les élus locaux ont pu faire part de leurs revendications alors qu’ils ne pourront pas tous assister aux rendez-vous national des 4 et 5 octobre. En effet, si près de 900 participants sont attendus lors de cette initiative, les conditions de désignation au sein des départements restent strictes. « Outre les 348 Sénateurs, nous y avons convié le Bureau de l’Assemblée nationale, les Présidents des régions et départements et autant de Maires que de Sénateurs par département avec au moins trois Maires. Trente Présidents d’EPCI de toutes tailles seront également désignés », a indiqué Jean-Pierre Bel lors d’un discours dans la Drôme, le 4 septembre 2012. Si le caractère inédit de ces rencontres a été souligné par de nombreux participants, on peut toutefois regretter qu’elles n’aient pas associé les acteurs économiques et sociaux des territoires |
Elsa Dimicoli
Intervention d’André Chassaigne
A la veille de l’ouverture du 73e Congrès de l’USH, les députés ont entamé en séance, le 24 septembre, , la discussion du projet de loi relatif à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social, adopté au Sénat le 13 septembre.
Dans son intervention André Chassaigne a rappelé qu’en matière de logement, il y a urgence. Nul ne l’ignore. C’est la raison pour laquelle les députés du Front de gauche n’ont pas hésité à faire remonter dès à présent un certain nombre de revendications qui viennent de nos territoires. Car si les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche voteront ce projet de loi qui va dans le bon sens, ils adjurent le Gouvernement de passer à la vitesse supérieure. Ce vote favorable concerne l’ensemble du groupe de la gauche démocrate et républicaine.
Pour le député le texte comprend deux volets principaux :
"Le premier, dans l’objectif de relancer la construction de logement social, prévoit une mise à disposition du foncier public avec une décote pouvant aller jusqu’à 100 %. Il est vrai qu’en zone tendue de nombreuses collectivités souhaitant créer des logements sociaux se heurtent à l’absence de foncier disponible. L’étude d’impact table sur la mise en chantier de 110 000 logements supplémentaires grâce à cette mesure. Son ampleur est donc limitée, d’autant plus qu’il s’agit d’un fusil à un coup.
Comme nous le savons tous, le foncier est une ressource rare et non-renouvelable, qui prête donc le flanc, si elle est laissée au marché, à une logique de spéculation effrénée. La cession du foncier public aux constructeurs de logement social ne règle pas ce problème fondamental. Pour y apporter une solution pérenne, nous pensons qu’il faut réfléchir à une régulation beaucoup plus forte de ce marché, notamment par la mise en place d’un encadrement des prix et par la création d’une agence foncière qui pourrait être nationale.
Nous nous félicitons qu’un rapport sur cette question de la régulation ait été programmé à l’initiative des sénateurs communistes.
En revanche, nous sommes opposés à la cession du foncier public à des opérateurs privés, fussent-ils habilités à bâtir des logements sociaux. Il faut sortir de la logique de la marchandisation du logement. En l’état actuel des choses, les propriétaires et les promoteurs tirent déjà de juteux profits du marché, et 70 % des financements d’État au logement vont déjà au privé !
Les prix fonciers bénéficient de la présence des services publics, des équipements financés collectivement, comme les infrastructures, les hôpitaux, ou les écoles, qui valorisent et dynamisent les territoires. Les plus-values foncières considérables réalisées par les propriétaires privés relèvent donc d’une captation de l’investissement public. L’enjeu du foncier est d’importance, puisque s’y ajoutent les problématiques de l’étalement urbain et de la mixité sociale auxquelles nous sommes particulièrement sensibles. Il faut donc envisager des réponses autrement ambitieuses.
Le second volet a trait au renforcement de la loi SRU. Vous ne serez pas surprise, madame la ministre, que les députés communistes se réjouissent de cette consolidation. Il y a dix ans, le ministre Jean-Claude Gayssot inscrivait dans la loi l’obligation, pour les communes, de compter 20 % de logements sociaux. Or cette avancée majeure se heurte à un obstacle : la facilité avec laquelle les municipalités malveillantes peuvent, en payant les pénalités rubis sur l’ongle, contourner la loi parce qu’elles veulent, justement, créer des ghettos dorés.
Nous partageons l’ambition du présent projet de loi de rendre les sanctions réellement dissuasives. Les députés que je représente proposeront d’ailleurs un amendement dans ce sens, car nous craignons qu’une simple multiplication par cinq des pénalités n’ait pas d’effet réel sur les récalcitrants. En effet, non seulement le préfet peut surseoir à ces versements, mais l’amende peut également être versée à l’intercommunalité à laquelle appartient à la commune. Convenons-en, le principe de se payer une amende à soi-même aurait pu naître dans le cerveau du père Ubu.
On sait très bien que de nombreuses municipalités s’assoient allègrement sur l’article 55 de la loi SRU. Neuilly-sur-Seine en est le symbole. Or, mes chers collègues, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres sont les deux faces d’une même pièce. On ne peut pas prétendre lutter contre la relégation de certains quartiers populaires tout en laissant prospérer des prisons dorées à l’américaine. C’est pourquoi, plus que jamais, la loi SRU doit être appliquée et consolidée.
Le passage à un taux de 25 % de logements sociaux en zone tendue est un signal positif, quoique tempéré par le recul du délai d’application à 2025.
De la même façon, l’instauration d’un plancher de logements PLAI et d’un plafond de PLS est une bonne nouvelle, qu’il faut cependant relativiser, car ce double dispositif se limite aux communes non couvertes par un programme local de l’habitat et ne se concrétisera que si les aides à la pierre sont revues à la hausse.
En cinq ans, plus d’un milliard d’euros d’économies ont été réalisés aux dépens des HLM. Cela nous renvoie au débat à venir sur le projet de loi de financement pour 2013. Nous prenons date, madame la ministre...
Reprise de la dette de RFF par la SNCF
Pierre Mathieu, vice-président du conseil régional de Champagne-Ardenne, en charge des transports, a réagi à la proposition de la direction de la SNCF de régler le problème de la dette de Réseau Ferré de France en mettant notamment les usagers des TER à contribution.
Il s’exprime dans l’Humanité du 25 septembre 2012.
"On parle d’ici d’une dette historique constituée principalement à l’époque du développement du réseau à grande vitesse par l’Etat.
Pour nous, élus communistes, c’est claire : c’est à l’Etat de reprendre cette dette, comme l’a fait l’Allemagne en son temps. Il n’incombe pas aux entreprises publiques du système ferroviaire de se substituer à ce qui doit être le rôle majeur d’une politique nationale de développement du ferroviaire.
Il serait assez inacceptable -si telles étaient les intentions- de faire peser le financement décidé par l’Etat du réseau à grande vitesse sur les contribuables régionaux, sur les territoires, les usagers qui n’ont pas bénéficié, eux, des investissements à la heuteur de ce qui était nécessaire.
Les quinze à vingt dernières années ont été bien marquées par un déséquilibre entre la politique d’investissement massif sur la grande vitesse et l’entretien complètement insuffisant du reste du réseau.
Au-delà il est nécessaire de revisiter une tarification sociale dans toutes les composantes du transport.
Ceux qui n’ont que le TGV, quels que soient leurs moyens, sont condamnées à subir le prix du marché".
Concernant le financement du système ferroviaire, Pierre Mathieu rappelle ses inquiétudes. "Pour l’instant je ne vois pas de cap nouveau concernant le financement des TER par rapport à ce que nous av ons connu ces dernières années.
Les dotations de l’Etat aux collectivités ont été gelées sous l’ère Sarkozy, et je n’ai rien vu qui annoncerait le dégel. C’est extrêment grave. Car, concernant les régions, ce sont les seuls moyens dont elles disposent pour faire tourner le service des TER. Beaucoup sont dans l’incapacité de financer les commandes de matériel ferroviaire nécessaire.
On attent donc du congrès dans le cadre du projet de loi de finance, pour desserrer l’étaut des dotations.
Sinon dès 2013, on court le risque d’une diminution de l’offre, alors qu’il y a une demande en hausse liée au pouvoir d’achat, au prix de l’essence".
La direction de la SNCF voudrait endosser une part de la dette de Réseau ferré de France (RFF) pour sortir le rail de l’impasse financière dans laquelle les combines financières l’ont plongée.
Cette dette vient de la politique du tout TGV, que la SNCF a du assumer seule, sans manne financière gouvernementale. L’idée mûrit en 1997 de séparer les rails (RFF) de ce qui roule dessus (SNCF), Réseau ferré de France prendrait toute la dette accumulée lors des travaux du TGV et percevrait une redevance annuelle, principalement de la part de la SNCF.
Cette dette, loin d’avoir disparue, s’élève aujourd’hui à 30 milliards d’euros. Si l’on ajoute les 8,3 milliards de dette de la SNCF, la dette globale du ferroviaire français s’approche des 40 milliards d’euros. Guillaume Pepy veut remettre la main sur RFF pour maitriser les horaires et les lignes, pour se protéger lorsque la concurrence viendra plus massivement s’installer sur ses rails, un peu selon le modèle allemand.
Derrière ce montage financier un peu obscur, il y a un vrai danger pour la mission de service public de la SNCF en région.
Les propositions avancées pour réduire la dette de RFF sont violentes : comme augmenter le prix des billets des TER, supprimer des trains et à terme, carrément remplacer le réseau ferré en région par des bus, moins réguliers, malgré la communication « verte » de la SNCF.
Autre piste avancée par la direction : "une hausse modérée mais régulière" de la contribution des Régions, qui financent les TER, et qui "pourrait permettre de réinjecter quelques milliards dans le système". Ce qui se ferait donc au détriment d’autres services publics ou alors avec une augmentation des impôts locaux.
La SNCF souhaiterait aussi que l’Etat aussi y prenne part "par le biais d’une reprise partielle de la dette ou d’une contribution extraordinaire pendant un laps de temps". Globalement, la SNCF prendrait un tiers de la dette à son compte, les usagers (hausse des billets de TER) et contribuables via les impôts le reste, soit au moins 20 milliards d’euros.
La direction de la SNCF se coule dans la feuille de route dressée à l’aire Sarkozy, au risque d’assumer une politique complètement indigne d’une entreprise de service public. Des propositions qui risquent de se heurter à de nombreuses résistances.
De Bruxelles, qui veut une plus grande séparation entre gestion de l’infrastructure et activité de transport pour éviter les conflits d’intérêts au service de l’utopie libérale de la « concurrence libre et non faussée ».
Les syndicats de cheminots ne tourneront pas aussi facilement le dos à la mission de service public pour laquelle il faut se battre. Enfin le nouveau ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, n’a toujours pas annoncé la nouvelle feuille de route et refuse de se prononcer avant la mi-octobre.
Source : Humanité