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Le chiffre du jour

1,9 %

c’est le niveau de l’inflation sur un an. En août, elle était de

2,1 %

Agenda citoyen

vendredi 12 octobre 2012


Image du jour

JOURNÉE NATIONALE D’ACTION UNITAIRE DES RETRAITÉS

Par milliers dans les rues

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A l’appel de leurs organisations syndicales, dont l’Union confédérale des retraités CGT, des milliers de retraités, pensionnés ou préretraités, ont battu le pavé, parfois sous la pluie, mais toujours dans la bonne humeur, partout dans le pays.

Au centre de leurs préoccupations, naturellement toujours le pouvoir d’achat, un contentieux persistant qui n’a pas été soldé par les trop faibles mesures décidées par le gouvernement.

La colère des retraités est renforcée par le choix du gouvernement de créer une contribution supplémentaire de 0,15% sur leurs revenus imposables afin de financer la prise en charge de la dépendance.


ANECR

Congrès de Douai - 20 octobre 2012

Résolument, la parole et le pouvoir aux citoyens !

En partenariat avec l’Agence Campana Eleb et l’Élu d’Aujourd’hui

Les récentes élections nationales et leurs résultats ouvrent une nouvelle séquence politique et ont confirmé le phénomène massif de l’abstention. Dans le même temps s’affirment des attentes sociales importantes ainsi qu’une aspiration croissante à la participation citoyenne. Cet enjeu est devenu un lourd défi pour les collectivités locales et l’ensemble des élus.

Pour mieux appréhender ces contradictions et ces demandes à être écoutés et entendus, le Cidefe s’appuie, lors de cette formation, sur une enquête audio-visuelle qualitative d’habitants de plusieurs régions de France. Ils y expriment leurs sentiments sur la situation en France et dans le monde, leur perception du nouveau gouvernement et des élus locaux.

La particularité de cette session réside dans la présence, pour lancer les échanges et les réflexions sur la nécessaire revalorisation de la participation citoyenne, d’un panel d’habitants interrogés lors de l’enquête audiovisuelle. Ils pourront ainsi interpeller directement des élus locaux et des parlementaires sur les questions qui les motivent et sur les politiques publiques qu’ils souhaitent voir mises en œuvre pour transformer leur vie.

Avec notamment :

- Un panel citoyen (des régions Nord Pas de Calais, Ile de France, Auvergne, Provence Alpes Côte d’Azur)
- Dominique Adenot, maire de Champigny-sur-Marne (94), président de l’Anecr
- Karina Kellner, directrice de l’Elu d’Aujourd’hui, adjointe au maire de Stains (93)
- Jean-Claude Mairal, conseiller communautaire de la CA Vichy Val d’Allier, Président du Cidefe,
- Laurent Sablic de l’agence Campana-Eleb-Sablic

Quand et où ?

Samedi 20 octobre 2012 de 09h30 à 13h00
Espace Gayant Expo Concerts
Parc des expositions de Douai
Route de Tournai
59500 DOUAI

En savoir plus et s’incrire - Des infos concernant l’hébergement


Cidefe

Votre avis sur... nos outils de communication sur nos sessions de formation

RAPPEL pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore rempli .....

Depuis plusieurs semestres, nous nous efforçons de donner une meilleure cohérence et une plus grande lisibilité à nos supports de présentation de nos formations.

Pour franchir un cap supplémentaire, et vous apporter les informations nécessaires à l’exercice de votre droit à la formation, nous nous adressons à vous à travers le questionnaire ci-dessous.

Faites-nous connaître les outils que vous utilisez.

Dites-nous ce qui vous motive à participer à une session !

D’ici quelque temps, nous traiterons l’ensemble des questionnaires et en tiendrons compte pour faire évoluer nos outils de communication.

Merci d’avance !

L’équipe du Cidefe.

Accéder au questionnaire


Education

Premiers arbitrages après la remise du rapport de la concertation sur la refondation de l’École de la République

Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, a présenté à la presse, jeudi 11 octobre 2012, une première série d’arbitrages ainsi que le calendrier des prochaines consultations avec les partenaires de l’École.

Le projet de loi de programmation et d’orientation sur la refondation de l’école doit être présenté en conseil des ministres le 12 ou le 19 décembre. Ce texte devra donc faire l’objet d’une consultation des autres ministères, du Conseil d’Etat et du CESE "au plus tard début novembre", pour un débat parlementaire qui aura lieu "à partir de janvier", et une mise en oeuvre dès la rentrée 2013.

Il a indiqué qu’il recevra à partir du lundi 15 octobre 2012 "les organisations représentatives des personnels de l’Education nationale". "Je recevrai aussi les associations d’élus" car les collectivités locales doivent être associées à cette refondation. "Je recevrai aussi les fédérations de parents d’élèves, les mouvements d’éducation populaire et les représentants des lycéens et des étudiants".

"A l’issue de ces discussions", il y aura un travail interministériel qui aura lieu du 22 au 27 octobre : ministère de l’enseignement supérieur (formation des enseignants), de la décentralisation (orientation), du numérique, de la jeunesse et des sports (rythmes scolaires), de la formation professionnelle, de la culture...

- Ecouter l’intervention du ministre


Emploi

Fédération CGT des Services publics

Contrats d’avenir : il y a mieux à faire !

La réponse du gouvernement au chômage des jeunes s’est traduite, hier 9 octobre 2012, par le vote des députés en faveur de la création des contrats d’avenir.

La Fédération CGT des Services publics défend l’objectif des créations d’emplois de qualité pour répondre aux besoins économiques et sociaux. Si l’Etat a les moyens de financer ces emplois, il peut aussi bien augmenter la dotation des collectivités territoriales leur permettant de créer des emplois statutaires nécessaires pour assurer le Service public.

Après les emplois aidés, après les emplois jeunes, les contrats d’avenir sont une nouvelle forme d’emploi précaire dans la Fonction publique. Ce choix politique est en totale contradiction avec la loi du 12 mars 2012 pour la résorption de la précarité. Les contrats aidés ont démontré leurs limites concernant l’accès à l’emploi durable. Ce que veut la CGT, pour les jeunes dans la Fonction publique, ce sont des emplois qualifiés, statutaires et des droits salariaux.

Le statut de la Fonction publique permet déjà à ces jeunes sans diplôme l’accès à l’emploi pérenne, à la formation et à l’évolution de carrière. La CGT exige :

- l’application de la loi du 12 mars 2012 avec des titularisations sur l’ensemble des besoins permanents, quels que soient le type de contrat et le motif de recrutement (dont les contrats aidés, horaires de vacation) et la création de postes nécessaires pour toutes les titularisations.

- l’augmentation de la cotisation employeur à 3 % pour la formation professionnelle afin d’accompagner l’évolution de carrière. La CGT n’acceptera pas que l’aspiration des jeunes à l’emploi soit le prétexte à rajouter de la précarité à la précarité !

La CGT se tiendra à leurs côtés pour défendre leurs droits et leurs intérêts.


Europe

Directive Européenne : l’Europe préfère les assurances privées à la sécurité sociale

Alors que le Sénat débutait hier l’examen du projet de loi autorisant la ratification du traité budgétaire européen, un site d’informations en ligne, rendait public un projet de directive européenne qui prévoit de soumettre la sécurité sociale aux procédures d’appels d’offre.

En clair, la commission européenne considère que les organismes obligatoires de protection sociale ne doivent plus prioritairement répondre aux besoins en santé et en protection de nos concitoyens, mais doivent s’aligner sur le secteur marchand.

Les pouvoirs publics seraient alors contraints, conformément au dogme de la libre concurrence, de sélectionner, pour assurer la protection sociale obligatoire, les candidats les moins coûteux, donc les moins protecteurs.

Il s’agit là d’un démantèlement annoncé de notre système social, parfaitement compatible avec les exigences de réductions contraintes de la dépense publique, qu’imposent le traité budgétaire Européen et son corolaire, la règle d’or. Cette directive revient à ne considérer la sécurité sociale que comme une dépense, alors que nous considérons pour notre part, que seul un haut niveau de protection sociale est de nature à garantir la stabilité et la croissance économique et sociale de notre pays.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC refusent cette directive et souhaitent que le Gouvernement prenne les mesures qui s’imposent pour que l’assimilation de la sécurité sociale au secteur marchand cesse immédiatement et que par conséquent, le gouvernement s’oppose à ce projet de directive.

Paris, le 11 octobre 2012.


120 économistes contre le traité budgétaire européen

Dans L’Humanité ce vendredi : le cri d’alarme de 120 économistes contre le traité européen.

Ils sont 120 à avoir lancé un appel contre le traité budgétaire européen. Dans leur diversité, ils affirment que "l’avenir de l’Europe mérite un débat démocratique sur les solutions". Ils soulignent le besoin d’une réorientation de la BCE.

L’austérité aggrave la crise, non au Traité budgétaire européen !

Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l’aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.

La crise s’explique également par l’absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l’emploi, des services publics et des activités productives. Elle est entretenue par la banque centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques privées, et exige à présent une « stricte conditionnalité » austéritaire des États lorsqu’il s’agit de jouer le rôle de « prêteur en dernier ressort ». Elle leur impose des politiques d’austérité et s’avère incapable de combattre la spéculation sur les dettes souveraines, cela d’autant que sa seule mission reconnue par les traités est celle de maintenir la stabilité des prix. En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux États pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal reserve américaine. Enfin, la crise est renforcée par l’extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB, avec son orientation qui rend impossible toute expansion coordonnée et ambitieuse de l’activité en Europe.

François Hollande, après s’être engagé pendant la campagne à renégocier le traité européen, n’y a en fait apporté aucun changement, et, comme vient d’ailleurs de le reconnaître Élisabeth Guigou, choisit aujourd’hui de poursuivre la politique d’austérité entamée par ses prédécesseurs. C’est une erreur tragique. L’ajout d’un pseudo-pacte de croissance, aux montants réels dérisoires, s’accompagne de l’acceptation de la « règle d’or » budgétaire défendue par A. Merkel et N. Sarkozy. Elle stipule que le déficit dit structurel (hors variations de cycles économiques) ne doit pas dépasser 0,5% du PIB, ce qui condamnera toute logique de dépenses publiques d’avenir et conduira à mettre en place un programme drastique de réduction du périmètre de l’ensemble des administrations publiques.

En limitant plus que jamais la capacité des pays à relancer leurs économies et en leur imposant l’équilibre des comptes publics, ce traité est porteur d’une logique récessive qui aggravera mécaniquement les déséquilibres actuels. Les pays qui souffrent de l’effondrement de leur demande intérieure seront amenés à réduire plus fortement encore leur demande publique. Alors que plusieurs États membres sont déjà en récession, cela menacera encore davantage l’activité et l’emploi, donc les recettes publiques, ce qui creusera in fine les déficits. Ainsi, l’OFCE prévoit déjà 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de l’austérité. À moyen et long terme, cela hypothèquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables.

Au nom d’une prétendue « solidarité européenne », le traité organise de fait la garantie par les États des grands patrimoines financiers privés. Il grave dans le marbre des mesures d’austérité automatiques, imposées aux représentants des peuples, en contraignant leurs décisions budgétaires, dictées par une instance non élue. Le Mécanisme européen de stabilité (MES), institution anti-démocratique par excellence, pourrait proposer des prêts à des taux un peu moins élevés (5% en moyenne). Mais ces prêts seraient conditionnés à l’application d’une austérité drastique imposée aux peuples ! La garantie publique des investisseurs privés ne fait qu’encourager la spéculation, alors qu’il faudrait lui briser les reins en sortant de leur mains la dette publique. L’ensemble de l’édifice repose ainsi sur des conditionnalités anti-sociales imposées à toute aide ou intervention, et le refus d’intervention directe de la BCE pour les dépenses nouvelles. Elle va se contenter d’un rachat restrictif des titres de dette sur le marché secondaire, comme l’a annoncé récemment Mario Draghi.

Des centaines d’économistes à travers le monde, rejoints en ce sens par certains prix Nobel d’économie comme Joseph Stiglitz et Paul Krugman, ont largement critiqué le non-sens économique de la politique actuellement à l’œuvre en Europe. Le constat est sans appel : l’austérité est à la fois injuste, inefficace et anti-démocratique.

Nous pouvons faire autrement. L’avenir de l’Europe mérite un débat démocratique sur les solutions de sortie de crise. Une expansion coordonnée de l’activité, de l’emploi et des services publics serait aujourd’hui possible en Europe, notamment par le financement direct sélectif et à bas taux par la BCE des organismes publics de crédit. Pour que l’UE mette en œuvre cette politique, il est urgent de réformer et de démocratiser ses institutions. Un Fonds européen de développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l’UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance, notamment en interdisant les échanges d’obligations souveraines sur les marchés de gré à gré, en limitant strictement la titrisation et les produits dérivés et en taxant les mouvements de capitaux spéculatifs.

Les défis sociaux et écologiques d’aujourd’hui sont immenses. Il est urgent de changer de cap pour sortir de la crise par le haut. Il est possible de défaire le sombre bilan des politiques libérales d’une France qui comprend 5 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. Pour s’en donner les moyens, il faut briser l’étau des marchés financiers et non leur donner des gages. C’est pourquoi nous refusons la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

Ce texte n’engage que ses signataires :

- Louis Adam, commissaire aux comptes,
- Matthieu Agostini, expert RSE,
- Pierre Alary, maître de conférences, Université Lille 1,
- Daniel Bachet, professeur, Université d’Évry,
- Emmanuel Barret, expert, banque d’investissement,
- Philippe Batifoulier, maître de conférences, Université Paris 10,
- Michel Bellet, professeur, Université de Saint-Étienne,
- Nicolas Beniès, économiste, université populaire de Caen,
- Matthieu Béraud, maître de conférences, Université de Lorraine,
- Eric Berr, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
- Jacques Berthelot, INP Toulouse,
- Pierre Bezbakh, maître de conférences, Paris IX-Dauphine,
- Pierre Bitoun, INRA,
- Frédéric Boccara, maître de conférence associé, Université Paris XIII,
- Paul Boccara, maître de conférence honoraire, université de Picardie,
- François Bojzcuk, conseiller en développement socio économique des territoires,
- Serge Bornet, agrégé SES,
- Marc Bousseyrol, maître de conférences, IEP de Paris,
- Mireille Bruyère, maître de conférences, Toulouse 2,
- Claude Calame, directeur d’étude, EHESS, Paris
- Christophe Carrincazeaux, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
- Pierre Causse, économiste,
- David Cayla maître de conférences, Université d’Angers,
- Christian Celdran, administrateur civil honoraire,
- Gabriel Colletis, professeur, Université de Toulouse 1,
- Christian Corneliau, économiste, EHESS,
- Laurent Cordonnier, maître de conférences, Université Lille 1,
- Jacques Cossart, économiste,
- Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du conseil ďanalyse économique,
- Vanessa Di-Paola, maître de conférences, Université d’Aix-Marseille
- Jean-Paul Domin, maître de conférences, Université de Reims,
- Alain Dontaine, Université Stendhal-Grenoble,
- Ali Douai, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
- Denis Durand, économiste, membre du Conseil économique, social et environnemental,
- Jean-Marc Durand, économiste,
- Guillaume Etievant, expert économique auprès des CE,
- David Flacher, maître de conférences, Université Paris 13,
- Mathieu Forgues, professeur agrégé de SES,
- Anne Fretel, maître de conférences, Université Lille 1,
- Bernard Friot, Université Paris-X, institut européen du salariat,
- Maryse Gadreau, professeur émérite, Université de Bourgogne,
- Jean Gadrey, professeur, Université Lille I,
- Véronique Gallais, économiste,
- Jacques Généreux, professeur, IEP de Paris,
- Ariane Ghirardello, maître de conférences, Université Paris 13,
- Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d’Avignon et des Pays de Vaucluse,
- Jean-Pierre Gilly, professeur, Université de Toulouse 1
- Bernard Guerrien, SAMM, Centre d’économie de la Sorbonne,
- Alain Guéry, Histoire économique, CNRS
- Bernard Guibert, économiste-statisticien,
- Hector Guillen-Romo, université Paris 8,
- Ozur Gun, maître de conférence, université de Reims,
- Jean-Marie Harribey, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
- Michel Husson, économiste,
- Sabina Issehnane, maître de conférences, Université Rennes 2,
- Florence Jany-Catrice, professeur, Université Lille 1
- Esther Jeffers, maître de conférences, Paris 8
- Paul Jorion, titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel,
- Andrée Kartchevsky, professeur, université de Reims,
- Pierre Khalfa, syndicaliste, membre du Conseil économique, social et environnemental,
- Thierry Kirat, directeur de recherche au CNRS, Paris Dauphine
- Robert Kissous, statisticien économiste,
- Agnès Labrousse, maître de conférences, Université de Picardie,
- Stéphanie Laguérodie, maître de conférences, Paris 1,
- Dany Lang, maître de conférences, Université Paris 13,
- Catherine Lebrun, économiste,
- Cécile Lefevre, professeur, Université Paris Descartes,
- Pierre Le Masne, maître de conférences, Université de Poitiers
- Philippe Légé, maître de conférences, Université de Picardie,
- Pierre Lévy, maître de conférences, Université Paris Dauphine,
- Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS,
- Jérôme Maucourant, maître de conférences, Université Jean Monnet - IUT de Saint-Etienne
- Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social,
- Marc Mangenot, économiste,
- Jonathan Marie, maître de conférences, Université Paris XIII,
- Christiane Marty, économiste,
- Pierre Mascomère, actuaire,
- Gustave Massiah, économiste,
- Antoine Math, économiste,
- Thierry Méot, statisticien-économiste,
- Nicolas Meunier, économiste,
- Sandrine Michel, maître de conférences, Université Montpellier 1
- Catherine Mills, maître de conférences, Université Paris 1,
- Matthieu Montalban, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
- Alain Morin, directeur de la revue Economie et Politique,
- François Morin, professeur, Université Toulouse 1,
- Nolwenn Neveu, professeur agrégé de SES,
- Alain Obadia, membre du Conseil économique social et environnemental
- André Orléan, directeur de recherches, CNRS-EHESS,
- Fabienne Orsi, IRD,
- Gilles Orzoni, économiste,
- Bernard Paranque, économiste, euromed management,
- Pascal Petit, économiste, université Paris 13,
- Henry Philipson, économiste,
- Dominique Plihon, professeur, Université Paris 13,
- Jean-François Ponsot, maître de conférences, Université Grenoble 2,
- Nicolas Prokovas, maître de conférences, Université Paris 13,
- Christophe Ramaux, professeur, Université Paris 1
- Gilles Rasselet, professeur, Université de Reims,
- Frédéric Rauch, rédacteur en chef de la Revue Economie et Politique,
- Gilles Raveaud, Institut d’Etudes Européennes, maître de conférence Paris 8 St-Denis,
- Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social des Premiers ministres Rocard et Jospin,
- Bertrand Rothé, professeur agrégé d’économie gestion, Université de Cergy Pontoise,
- Gilles Rotillon, professeur, université Paris X,
- Jean-Marie Roux, économiste,
- Catherine Samary, maître de conférences, Paris Dauphine,
- Bertrand Seys, maître de conférences Télécom Bretagne,
- Richard Sobel, maître de conférences Université Lille 1,
- Bernard Sujobert, statisticien-économiste,
- Dominique Taddéi, ancien président d’université, ancien Président de la Caisse des dépots et consignations,
- Bernard Teper, économiste,
- Bruno Tinel, maître de conférences, Université Paris I,
- Stéphanie Treillet, maître de conférences des universités,
- Sébastien Villemot, économiste,
- Philippe Zarifian, professeur, Université Paris Est-Marne la vallée,


Finances

À Lons-le-Saunier, l’austérité, c’est maintenant !

Lors du conseil municipal du 8 octobre dernier, le maire UMP de Lons-le-Saunier, Jacques Pélissard, met en débat une décision modificative budgétaire qui prévoit entre autres, la réduction de 250 000 euros (-15,15%) de la subvention versée par la Ville au Centre Communale d’Action Sociale.

Dans ce contexte de crise aggravée qui plonge de plus en plus de nos concitoyens dans les difficultés, une diminution du financement de l’action sociale est incompréhensible.

En réponse à notre interpellation, entre autres explications, le maire parle d’ « effet ciseau » et d’ « anticipation » : le gouvernement prévoit la stagnation des dotations versées aux communes en 2013 puis une réduction en 2014 et en 2015. Il faut anticiper les difficultés à venir. Le propos a le mérite de la clarté : l’austérité, c’est maintenant.

Et il est vrai que le projet de budget 2013 du nouveau gouvernement, qui s’inscrit dans le pacte d’austérité Sarkozy/Merkel, prévoit le gel des dotations locales pour les collectivités. Plus encore, début octobre au Sénat, F.Hollande, a enfermé toute réflexion sur l’évolution des politiques territoriales en discussion, dans ce qu’il a appelé « le redressement des comptes publics ».

À la veille du vote à l’Assemblée Nationale du TSCG, les masques tombent : les collectivités devront se serrer la ceinture !

Mais alors que penser de la détermination du Président des Maires de France, Jacques Pélissard, qui déclarait la veille dans le journal local : « La baisse des dotations aux collectivités locales ne sont pas acquises… Nous mettrons le gouvernement face à ses responsabilités car il n’est pas envisageable de baisser les dotations 2014 et 2015. »

Il faut dire que le lendemain, le 9 octobre, Jacques Pélissard, député votera pour le traité de l’austérité comme la grande majorité des députés UMP et… PS.

Une chose est pourtant certaine : l’aggravation des situations de différents pays d’Europe comme la Grèce ou l’Espagne, montrent que les politiques d’austérité conduites au nom de la dette sont contre-productives et mènent à la catastrophe.

Pour réussir, la gauche doit avoir le courage d’aller chercher l’argent là où il est, pour donner aux collectivités locales qui contribuent à hauteur de 71 % de l’investissement public national, les moyens financiers de contribuer à une croissance utile, durable et écologique pour faire sortir le pays de la crise. Avec les élus de l’ADECR 39, nous continuerons à porter ces propositions alternatives.

T.Gaffiot – P.Jeanmougin, Conseillers municipaux Groupe Communiste Lons-le-Saunier


Formation Cidefe

19 octobre - Douai (59)

« Pour sortir de l’urgence et lutter contre la pauvreté : quel rôle des collectivités territoriales ? »

Le CIDEFE organise une formation lors des rencontres nationales de Douai

« Pour sortir de l’urgence et lutter contre la pauvreté : quel rôle des collectivités territoriales ? »

Vendredi 19 octobre 2012
de 13h30 à 19h30
Espace Gayant Expo Concerts
Parc des expositions de Douai
Route de Tournai
59500 DOUAI

En partenariat avec le mouvement ATD-Quart-Monde autour de la Journée mondiale du refus de la misère

Objectif : réfléchir et échanger sur un projet de société qui garantisse les droits fondamentaux à tous les citoyens.

Au moment de célébrer la Journée mondiale de lutte contre la misère, le constat est grave : les droits fondamentaux sont remis en cause pour des milliers d’individus, alors que l’État devrait les garantir. Les mesures " sociales " prises par les différents gouvernements n’ont pas permis, jusqu’ici, d’endiguer les phénomènes de pauvreté, d’exclusion et de misère.

Le changement de gouvernement repose de façon urgente le besoin d’élaborer un vrai projet de société de ville et de vie. Les élus ont tous leur place dans la construction d’une justice sociale pour tous. Pour avancer, cela nécessite une réflexion de fond sur la manière dont les élus conçoivent les politiques sociales et l’engagement d’une intervention plus citoyenne, transparente, offensive.

Comment élus et citoyens peuvent-ils conquérir de nouveaux droits ? Comment travailler ensemble - élus, citoyens, institutions, partenaires associatifs, pour qu’enfin chaque personne puisse vivre dignement ?

Avec notamment :

- Karina Kellner, adjointe au maire de Stains (93),
- Roland Weyl, avocat au Cabinet Weyl et Porcheron, membre de l’association Droit-Solidarité,
- Thierry Rauch, militant du Mouvement ATD-Quart-Monde du Nord (59)

N’hésitez pas à contacter Faten KHATTALI, Chargée d’études et de formation CIDEFE au 01.48.51.15.89. ou par mail faten@elunet.org

- S’INSCRIRE en ligne


Grand Paris

CRC Sénat

Grand-Paris : le gouvernement botte en touche

Interpellé dans l’hémicycle, par le sénateur Christian Favier au nom du groupe communiste républicain et citoyen, sur le dossier de financement du projet de Métro Express du Grand-Paris, le ministre des transports Frédéric Cuvillier n’a fait qu’une déclaration d’intentions sans s’engager à réinscrire, dans la loi de programmation budgétaire, le milliard d’euros promis pour venir en dotation de la Société du Grand Paris, et lui permettre ainsi de lever les emprunts nécessaires à la réalisation de ce métro express en banlieue.

Cette infrastructure est pourtant très attendue par les franciliens qui subissent tous les jours des conditions difficiles pour se déplacer. Elle ne doit pas être retardée. Les travaux doivent commencer, comme prévu, en 2014.

Nous ne laisserons pas ce chantier d’avenir sombrer ou s’enliser du fait d’une politique d’austérité renforcée.

Aussi, nous appelons l’ensemble des élus franciliens et l’ensemble des citoyens de la région capitale à se mobiliser pour obtenir de l’Etat le respect de ses engagements.

Il appartient dorénavant au Premier Ministre de s’exprimer sur ce dossier.

Paris, le 11 octobre 2012.


Gabril Massou et Laurence Cohen

Financement du Grand Paris Express et du pass Navigo unique : les demandes du STIF et des usagers doivent être entendues !

Financement du Grand Paris Express et du pass Navigo unique : les demandes du STIF et des usagers doivent être entendues !

À l’occasion du débat sur les orientations budgétaires du STIF, la majorité du Conseil du STIF a affirmé son soutien à notre proposition d’harmonisation par le haut du versement transport, la contribution des entreprises aux transports en commun.

Cette proposition de taux unique du versement transport rapporterait 800 millions d’euros au STIF, permettant de financer la zone unique du pass Navigo et de contribuer au financement de l’exploitation des nouvelles lignes de tramways, des prolongements de métro…

Les cris d’orfraies du MEDEF n’effacent pas la réalité : la part de la contribution des entreprises dans le financement des transports en commun ne cesse de baisser, alors que celle des usagers et des collectivités augmente. Il est juste et légitime que les entreprises, premières bénéficiaires de l’amélioration des transports, y contribuent !

Nous nous réjouissons que la majorité ait évolué dans leurs positions et soutiennent désormais cette revendication. Pour Laurence Cohen, conseillère régionale et administratrice Front de gauche du STIF, il faut à présent que cette volonté se traduise lors des débats sur la loi de finances 2013.

« J’en appelle à un vote unanime des parlementaires de gauche : les député-e-s et sénateur/rices doivent se prononcer en faveur d’une harmonisation qui permette de mettre en place dès janvier 2013 la zone unique du pass Navigo et apporte des ressources supplémentaires au STIF pour améliorer et développer l’offre de transports », déclare Laurence Cohen.

La majorité a également adopté un vœu demandant « l’inscription dans la loi de programmation budgétaire des financements nécessaires pour le Grand Paris Express ».

Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre l’expression des élus locaux et des populations : la non-inscription du premier milliard d’euros de l’État au Grand Paris Express est un signal extrêmement négatif ; il met en péril la réalisation d’un projet indispensable aux populations et, au-delà, la réalisation des projets du Plan de mobilisation pour les transports.

Gabriel MASSOU, Président du groupe Front de gauche PCF-GU-AC au Conseil régional d’Île-de-France

Laurence COHEN, Administratrice du STIF, Conseillère régionale