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Agenda citoyen

mardi 14 novembre 2017


À la une

Hommage

Quelques mots de Florian Salazar-Martin pour Jack Ralite

La culture bien sûr… l’art sans aucun doute… la santé aussi, tout ce qui faisait sens, Jack n’a jamais été un homme du sérail comme dans un entre soi, il pensait autre, il allait ailleurs dans ces chemins de traverse, fier de défricher toujours, dénicher le mot du moment , celui qui faisait mouche, une expression décochée comme un flèche pour dire, dénoncer mais aussi proposer.. le sens de la répartie, empruntant à la poétique ses usages esthétiques… ami du débat et de la controverse mais toujours avec cette générosité politique qui le faisait respecter de tous et toutes !

Un ami sincère à l’engagement toujours haut, sans compromis sur l’essentiel.. accompagnant notre chemin comme durant toutes ces années pour les rencontres d’Avignon organisées par le cidefe pendant le festival… des moments toujours intenses de partage, de débat et de convivialité... jusqu’à ce jeu du parlement imaginaire auquel il se prêta finalement dans un exercice plutôt théâtral ce qui ne lui déplaisait pas lui, député, sénateur et homme de théâtre… il avait ses références de pensée qu’il ne se privait pas de citer, indispensable champ de l’intelligence et de la réflexion... source inépuisable pour lui du partage !

Oeuvrier à l’esprit libre mais aux valeurs inébranlables du communisme, il incarne cet esprit de liberté fier et rebelle pour dire, agir, exister et surtout pour causer comme il aimait à le dire…

Florian Salazar-Martin

Animateur du collectif culture de l’anecr


Obsèques de Jack Ralite Vendredi 24 novembre

Un hommage lui sera rendu

Vendredi 24 novembre 2017

- à 10 h 30, Cimetière du Père Lachaise - Salle de la Coupole
(16 rue du Repos Paris XXe)

- à 14 heures, Square Stalingrad
(rue Edouard Poisson

Le faire-part

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Départements

Rapport d’orientation budgétaire dans le département du Nord

Charles Beauchamp : Il faut agir, résister, proposer et ne pas se contenter de solutions au rabais

Au conseil départemental du Nord, Charles Beauchamp a dénoncé la volonté de poursuivre, dans l’acceptation les orientations de l’Etat qui, demain, peuvent encore s’aggraver en mettant les collectivités devant le fait accompli. Il faut, dit-il, créer un rapport de force avec l’Etat et ne pas se contenter de solutions au rabais.

Pour l’élu du Nord "Quand les choix politiques d’une majorité d’élus ne peuvent plus intervenir que sur une « minorité » des dépenses, cela questionne sur le respect du principe constitutionnel de décentralisation".

Par rapport au Pacte imposé par le gouvernement pour réduire les dépenses des grandes collectivités, il estime que "cette disposition marque le grand retour du Super-Préfet ! Celui qui, avant 1982, validait les budgets des collectivités a priori. Emmanuel MACRON est donc le pourfendeur de l’idée-même de la décentralisation, issue de cet « acte 1 » de 1982 mettant un terme à la tutelle préfectorale et consacrant l’autonomie des collectivités locales. Sous un nouvel habillage, c’est bel et bien un retour aux lois napoléoniennes".

La règle du désendettement viendra corseter un peu plus le niveau des investissements, avec ses conséquences en bout de chaine sur l’emploi local et le développement des territoires estime-til. Dans le Nord, les investissements devraient atteindre 200 millions d’euros en 2021, soit deux fois moins qu’en 2012.

"Il est urgent d’instaurer un rapport de forces avec l’Etat, sur des bases ambitieuses. Le Président de l’ADF, Dominique BUSSEREAU, s’oppose pour l’instant à toute contractualisation avec l’Etat tant que les problématiques des AIS et des mineurs non accompagnés ne sont pas réglées. Il a raison, il ne faut pas céder.

Mais il ne faut pas que cela débouche sur une solution de secours qui ne satisferait personne complètement : avec un Gouvernement qui s’en tirerait à moindres frais et des départements qui feraient mine de se satisfaire d’évolutions au rabais.

La motion votée lors du Congrès de l’ADF demande simplement « la correction verticale des iniquités existantes quant au poids du reste à charge pour chaque Département ». En clair, l’ADF renonce à exiger une compensation totale du reste à charge par l’Etat et demande un simple mécanisme correcteur, par exemple la proposition LECERF/DAGBERT. C’est une baisse sérieuse de prétentions par rapport aux discussions avec le Gouvernement VALLS !"

Il a appelé à revenir à la lettre de la Constitution, qui garantit la libre-administration des collectivités, et annoncé le dépôt d’une question prioritaire de constitutionnalité, comme propose de le faire Patrice BESSAC, Maire de MONTREUIL et Président de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains.

Dans le contre-budget des députés communistes, les collectivités, au lieu de devoir supporter une diminution de 13 milliards d’euros de leurs dépenses, verraient leurs moyens augmenter de 10 milliards. "Oui, c’est possible, en revenant sur les cadeaux fiscaux octroyés aux plus riches et aux grandes entreprises, en taxant les géants du numérique, en luttant contre la fraude et l’évasion fiscales"…

Lire toute l’intervention de Charles Beauchamp

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Elections

Pas de modification du calendrier électoral

Selon Localtis le gouvernement ne compte pas modifier le calendrier électoral pour regrouper les élections municipales, prévues en 2020, avec les départementales et les régionales de 2021. Il n’y aurait jamais songé craignant un problème de constitutionnalité.


En direct des villes

"Piment rouge" le journal des élus communistes Rennais est sorti

Au sommaire de Piment rouge, les emplois aidés, le logement social, la réforme de l’ISF, les prisons, la solidarité avec Salah Hamouri et les actus de la ville.

Découvrir Piment rouge

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Finances et organisation territoriale

Conférence nationale des territoires

Le Premier ministre annonce la méthode mais rien de concret

Dans une circulaire du 8 novembre destinée à ses ministres, le Premier ministre. rappelle que la Conférence nationale doit permettre la concertation entre l’Etat et les collectivités et qu’aucune mesure les concernant ne doit être prise sans les consulter. Affirmation de principe qui ne veut pas dire être entendues.

  • Composition de la CNT :
    -  les membres du Gouvernement directement concernés par l’ordre du jour, dont le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, le ministre de la Cohésion des Territoires, le ministre de 1 ’Action et des Comptes publics ;
    -  5 représentants des régions désignés par Régions de France ;
    -  5 représentants des départements désignés par l’Assemblée des départements de France ;
    -  6 représentants des communes et des intercommunalités ;
    -  les présidents du Comité des finances locales (CFL), du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN) et du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) ;
    -  4 représentants du Sénat ; 4 représentants de l’Assemblée nationale
  • Les chantiers

Le Gouvernement et les collectivités territoriales décident d’engager cinq chantiers de travail notamment :
-  le chantier des structures locales avec un objectif d’adaptation de l’organisation territoriale aux réalités locales. Le Gouvernement et les collectivités s’accordent sur la nécessité de stabiliser l’ organisation territoriale, tout en laissant la liberté aux territoires de prendre des initiatives d’intérêt général. Les travaux de la conférence nationale des territoires sur l’ ensemble de ces thèmes s’appuieront sur un dialogue local préalable.
-  le chantier de l’exercice des compétences dans le but de garantir une « décentralisation assumée ». Il s’agira à la fois de consolider les grands équilibres de la loi NOTRe et de ménager des marges de manœuvre aux collectivités dans les champs de compétences décentralisées (par le biais d’un pouvoir d’expérimentation, de différenciation et d’adaptations locales, par des délégations de compétences et par la recherche d’une articulation optimale avec l’Etat territorial) ;
-  le chantier financier avec l’objectif de construire un « contrat de mandature » qui permettra de préciser les modalités d’évolution soutenables et de pilotage des ressources et des charges des collectivités dans un objectif partagé de maîtrise des dépenses publiques et de redressement des comptes publics ;
-  la lutte contre les fractures territoriales. Le Gouvernement et les collectivités s’accordent sur la nécessité de faire de cette lutte une priorité nationale pour laquelle ils doivent unir leurs efforts et coordonner leurs actions, notamment pour renforcer l’accès aux services (services publics, santé, couverture et usages numériques, éducation, culture, sport, commerces, mobilité, ... ) et à l’emploi ;
-  enfin, le Gouvernement et les collectivités territoriales souhaitent définir et poursuivre ensemble les chantiers des transformations écologique et numérique du territoire.

La circulaire


Fonction publique

CGT, FO et Solidaires claquent la porte du Forum de l’action publique

Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, Solidaires ont décidé de se retirer du cycle de groupes de travail relatif à la mise en place du Forum de l’ action publique.

Dans un communiqué commun, les trois organisations syndicales estiment que ce groupe de travail "a pour objet d’organiser une vaste consultation des agents publics et des usagers qui n’est destinée en réalité qu’à légitimer les réformes structurelles d’ores et déjà décidées par le gouvernement par le programme Action Publique 2022".
C’est à leurs yeux "une mascarade" permettant au gouvernement d’afficher un prétendu « dialogue social » puisque la lettre de mission adressée aux ministres, le 26 septembre 2017, indiquait déjà les objectifs prioritaires du programme « Action publique 2022 » : revoir « les missions de l’ensemble des acteurs publics » pour répondre aux « objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés en matière de réduction de la dépense publique »

Le comité est invité à proposer des « transferts au secteur privé, voire des abandons de missions. » Une politique inacceptable de privatisation des services publics est donc déjà en préparation ! politique que les syndicats refusent revendiquant "au contraire le renforcement et le développement des services publics pour une société fondée sur la cohésion sociale et la solidarité, ce qui nécessite des moyens budgétaires et humains."

Le communiqué commun


Les effets pervers du jour de carence dans la fonction publique

L’Insee révèle que l’instauration d’un jour de carence dans la fonction publique a des effets pervers.

Un jour de carence pour arrêt maladie a été instauré dans la fonction publique au 1er janvier 2012, puis supprimé au 1er janvier 2014. D’après l’enquête Emploi, la mise en place de ce dispositif n’a pas significativement modifié la proportion d’agents de la fonction publique de l’État absents pour raison de santé une semaine donnée.

En revanche, la mesure a modifié la répartition des absences par durée. En particulier, les absences pour raison de santé de deux jours ont fortement diminué, tandis que celles d’une semaine à trois mois ont augmenté.

La mesure a également eu des effets hétérogènes : les absences courtes ont davantage baissé chez les femmes, chez les jeunes et chez les employés travaillant peu de jours par semaine.

L’étude de l’INSEE


Un quart de contractuels dans la fonction publique territoriale

Le rapport annuel sur l’état de la fonction publique fourmille de données concernant les trois versants de la fonction publique – emploi, recrutements et parcours professionnels, retraites, formation, rémunérations, conditions de travail et politique sociale.

Au-delà du bilan annuel en matière d’emploi, de recrutements et de rémunérations, une étude inédite analyse, dans cette édition, le parcours au sein de la fonction publique des contractuels qui y sont entrés en 2011 jusqu’à la fin d’année 2015.

C’est dans la FPT que la part des contractuels est la plus élevée. En 2015, ils représentent un quart des effectifs des agents territoriaux ayant été présents au cours de l’année, en légère baisse depuis 2013 (24,8 % en 2015 après 25,4 % en 2014 et 25,8 % en 2013). La FPH emploie quant à elle un peu plus de 20 % d’agents contractuels, une part relativement stable depuis 2011.

Par ailleurs, parmi les agents contractuels, 38 % occupent un emploi à temps partiel contre 16 % pour les fonctionnaires.

La classe « contrats courts » est la plus importante. Dans la FPT, elle réunit près de la moitié des entrants en 2011 (48 %) et 40 % dans la FPE comme dans la FPH. La deuxième classe en volume est celle des « contrats renouvelés ou en CDI » : un quart des contractuels entrants en 2011 dans la FPE appartient à ce regroupement contre 21 % des contractuels embauchés dans la FPH et 20 % de ceux de la FPT.

Le rapport


Formation Cidefe

Les mardi 21 et mercredi 22 novembre 2017 au Havre

Une formation évènement ! "L’économie de la mer un enjeu d’avenir"

Intervenants : Sébastien Jumel, député de Seine-Maritime ; Christian Pellicani, président du MNLE Réseau homme-nature, conseiller métropole Aix-Marseille Provence ; Laurent Delaporte, secrétaire du syndicat Cgt du GPMH ; Jean-Louis Jégaden, conseiller municipal au Havre ; Paul Tourret, directeur de l’institut supérieur de l’économie maritime de Nantes.

Dans notre pays - détenteur de la deuxième plus grande superficie maritime du monde -, un demi-million de personnes travaillent dans l’économie de la mer, de la pêche aux ’’biotechnologies bleues’’. De fait, la mer constitue un enjeu majeur de croissance. Elle est aussi l’une des clés pour répondre aux défis du 21ème siècle, pour nourrir l’humanité, fournir de l’énergie ou de l’eau douce, préserver la planète.

C’est dans ce contexte que le CIDEFE propose pour la première fois d’y consacrer une formation de deux jours, au moment même où se tiendront au Havre les 13èmes assises de l’économie de la mer.

- Développer la construction, réparation, déconstruction navale dans les ports français (1ère journée)

Objectifs : Appréhender les enjeux de la construction, la réparation et la déconstruction navales pour le développement des ports - enjeux de commerce, de tourisme, de pêche, d’écologie ou d’innovations techniques.
Préciser les atouts majeurs de ces secteurs pour le développement économique et l’emploi sur l’ensemble des territoires côtiers.
Analyser les projets à développer pour éviter les délocalisations vers les grands ports européens ou dans les pays du tiers monde.

NB : Une visite des chantiers havrais est prévue en amont de la formation.

- Les énergies renouvelables marines en question (2ème journée)

Objectifs  : Appréhender les différentes formes d’énergie marines (éoliennes offshore, énergie mécanique de la mer, différences de températures entre le fond et la surface de la mer) et leur place en France.

Préciser le développement des hydroliennes

Donner les éléments du débat sur l’opportunité d’un développement économique écologique, la remise en cause de la pêche traditionnelle et la beauté des paysages.

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Vendredi 8 décembre - Saint-Denis

Espace public, espace masculin

Vendredi 8 décembre 2017

A Saint-Denis

Objectifs : Appréhender les réalités de la place des femmes dans l’espace public, porter des ambitions nouvelles

Avec  :
Lucile Biarrotte, doctorante au Lab’Urba, université Paris-Est
Hélène Bidard, adjointe à la maire de Paris en charge de l’égalité femmes-hommes
Corinne Luxembourg, directrice d’étude de licence professionnelle aménagement des paysages, gestion durable des espaces urbains et ruraux
(autres intervenant-es en attente)

Les inégalités entre femmes et hommes traversent bien des champs de la vie quotidienne, y compris celui de l’espace public. Ainsi, la conception même de la Ville semble trop souvent conjuguée au masculin. En prenant appui sur une analyse des réalités d’aujourd’hui, cette formation interrogera ces questions essentielles pour qui veut bâtir une ville et des lieux de vie véritablement ouverts à toutes et tous sans exception.

Objectifs  :
Analyser la place que les femmes et les hommes occupent dans l’espace public
Echanger sur les lieux à construire pour que les femmes puissent les investir à leur guise.
Maîtriser les outils permettant de prendre en compte ces questions dans la révision des PLU, PLUI, dans la rénovation des quartiers, des centres villes et dans l’ensemble des politiques publiques qui les impactent
Echanger sur les méthodes facilitant la participation des habitants à ces transformations et ses prises en compte nécessaires


Samedi 9 décembre - La Seyne-sur-Mer

Les circuits courts et la restauration collective

Samedi 9 décembre 2017

A La-Seyne-sur-Mer

Intervenants
Riad Gharbi, conseiller municipal à la Seyne-sur-Mer
Benoît Prévost, directeur du département Administration Economique et Sociale – UFR 4 – Université Montpellier 3, Responsable du volet de recherche « Les performances économiques des exploitations en circuit court », Projet Coxinel Pour et Sur le Développement Régional (PSDR), INRA et Région Languedoc-Roussillon, 2008-2011 (http://alter.developpement.free.fr/cv.pdf)

De nouveaux modes de distribution se développent et attirent des consommateurs soucieux de défendre une autre agriculture. D’abord, pour préserver leur santé, mais pour contester le fonctionnement des filières longues. Les collectivités territoriales sont de plus en plus nombreuses à valoriser voire à favoriser ces circuits notamment dans le cadre de la restauration collective.

Nous aborderons notamment :
La place des circuits courts aujourd’hui (ventes directes, Amap, ventes sur internet)
Leur rôle comme systèmes alimentaires alternatifs
Leur position dans le développement économique local, le développement durable et les questions sanitaires
Leur efficacité pour lutter contre la fragilisation des milieux ruraux
Les outils à la disposition des collectivités pour les promouvoir notamment via la restauration collective (subventions, les appels d’offres).
En amont de la formation, visite de la cuisine centrale de La Seyne-sur-Mer qui utilise les circuits courts notamment pour les produits de la pêche et qui propose des « recettes maisons » réalisés par des chefs cuisiniers.

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Intercommunalité

Les français et l’intercommunalité

Selon un sondage Ifop pour Acteurs Publics :

61%
des Français sont favorables à ce que leur commune appartienne à un groupement de communes plus important (ou intercommunalité) et lui transfère une partie de ses compétences.

52 %
estiment que la commune incarnée par le maire a perdu en influence et en pouvoir

68%
des Français pensent que la montée en puissance des communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines ou métropoles signifie plus de moyens à l’échelle du groupement de communes, et 64% une meilleure utilisation des moyens mais 70 % estiment que cela rajoute une couche au "millefeuille territorial"

60 %
que cette montée en puissance signifie la disparition prochaine des communes

66%
des Français associent la montée des intercommunalités à la constitution d’un échelon de taille suffisante pour peser à l’échelle départementale et régionale. 60% pronostiquent une disparition prochaine des communes.

77%
pensent que les métropoles concentrent la richesse et assèchent les territoires périphériques et les zones rurales alentours. 75 % que leur montée en puissance attise la concurrence entre les territoires et accroit les inégalités territoriales

Les résultats du sondage "Observatoire des politiques publiques : Les Français et l’organisation territoriale", Ifop pour Acteurs Publics, 11/2017.


Jeunesse

Emploi

70 % des premiers emploi des jeunes sont en CDD

Le Centre d’étude et de recherche sur les qualifications (Cereq) a publié en octobre 2017 les résultats de son enquête triennale sur les parcours professionnels des jeunes.

En 2016, soit après 3 ans de vie active, le taux de chômage des jeunes s’élève à 20% (40% pour les non-diplômés, 6% pour les titulaires d’un doctorat). 44% des jeunes sont diplômés de l’enseignement supérieur et 14% ont quitté le système éducatif sans aucun diplôme.

Un quart des enfants d’ouvriers est diplômé de l’enseignement supérieur, contre plus de trois quarts des enfants de cadres. 86% des diplômés d’écoles de commerce et d’ingénieurs ont intégré dans leur cursus une mobilité internationale.

Précarité et inégalités accrues en dépit d’une élévation des niveaux de formation

92% des jeunes de la génération 2013 ont occupé au moins un emploi au cours des 3 premières années qui ont suivi leur sortie du système éducatif. 47% accèdent à l’emploi dès le premier mois. Au bout de 6 mois, 79% ont occupé au moins un emploi. Toutefois, 70% des premiers emplois est à durée déterminée. La part des emplois à durée indéterminée au premier emploi augmente avec le niveau de diplôme et les enfants de cadres ont plus de chances de s’inscrire dans une trajectoire d’accès durable à l’emploi. Tous niveaux confondus, 59% des jeunes femmes et 57% des jeunes hommes de la génération 2013 accèdent durablement à l’emploi.

Des inégalités qui se creusent pour les groupes les plus vulnérables

En France métropolitaine, le taux de chômage, 3 ans après la sortie de formation initiale, varie de 13% en Bretagne à 26% en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il atteint 43% dans les départements et régions d’Outre-Mer.
Etude du CEREQ


Logement

Soirée débat le 29 novembre - 18 h 30 Ivry

Nos enfants et nos petits enfants pourront-ils encore se loger dans la Métropole du Grand Paris ?

Les élus du groupe Front de Gauche et citoyens de la métropole du grand Paris organise une soirée débat à Ivry, mercredi 29 novembre, sur le thème "Nos enfants et nos petits enfants pourront-ils encore se loger dans la métropole du Grand Paris ?

465 000 demandeurs de logement pour 40 000 logements attribuables par an. Un temps d’attente moyen de 9 ans pour avoir un logement social. Entre 5000 et 8000 euros le m2, l’achat d’un appartement devient de plus en plus inaccessible. Voilà la réalité du logement dans la Métropole du Grand Paris.

Partout dans le monde, comme à Londres ou New-York, les métropoles grossissent en excluant les classes populaires et moyennes, en les repoussant sans cesse vers les zones extérieures comme si n’avions pas le droit à la ville, à la métropole. Cette situation n’est favorable pour personne. Du fait de la rareté organisée de logements, nous subissons une spéculation immobilière qui rendra impossible à une très grande majorité de famille de se loger.

L’Humain d’abord, c’est faire une Métropole qui n’exclut personne !

Laisser faire le marché, c’est choisir l’exclusion de pans entiers de la population. Déjà dans les Hauts-de-Seine une étude du diocèse de Nanterre note « la disparition des populations ouvrières du département apparait comme une tendance lourde (…) Le départ des classes moyennes propriétaires qui ne peuvent pas aider leurs enfants à se loger est un signal, qu’après les retraités, les employés, les ouvriers, c’est cette catégorie qui contribuera au départ des populations. »

Débattons de propositions nouvelles

L’Etat doit augmenter l’aide à la pierre pour aider les maires à construire et faire baisser les loyers dans le neuf. Dans le sillage de la COP 21, nous devons donner les moyens pour que la rénovation thermique des logements s’accélère en même temps que la résorption de l’habitat indigne et la lutte contre les marchands de sommeil. Des logements sociaux doivent être construits dans toutes les villes de la Métropole.

Aujourd’hui, loin de répondre à ces préoccupations, le gouvernement baisse les APL et place financièrement les bailleurs sociaux au pied du mur. Si cette politique est appliquée, ce sera le plus grand coup jamais porté au modèle des logements sociaux français.

Tact et affiches sont mis à la disposition des territoires concernés

Le Tract en PDF

PDF - 1.8 Mo

Affiche

PDF - 1.8 Mo

Solidarité

Libérez Salah Hamouri !

Depuis la prison du Néguev, Salah Hamouri nous adresse ces quelques mots

"J’ai ressenti une étrange sensation, lorsque, le 23 août, aux alentours de 4h30, si je me souviens bien, j’étais tiré de mon sommeil par des bruits sourds. Quelqu’un s’acharnait sur la porte de mon appartement et appuyait nerveusement sur la sonnette à répétition. Je me suis dit que je connaissais ce type de vandalisme mais dans les toutes premières secondes, je pensais qu’il s’agissait d’un rêve. Je vis dans un bâtiment de six étages, à Jérusalem-Est. Chaque étage est composé de deux appartements. Les soldats et leur commandant ne savaient exactement dans quel appartement je vivais, alors, ils ont frappé brutalement à chaque porte. J’ai alors eu une pensée pour mes voisins, tous réveillés en plein nuit par les soldats, terrorisant chaque famille, je pouvais entendre des enfants pleurer.

Les soldats n’ont pas cessé de frapper sur ma porte jusqu’à ce que je finisse par ouvrir, encore engourdi par le sommeil. Le premier soldat que j’ai vu portait une cagoule. Je ne pouvais voir que ses yeux remplis de haine. Il m’a alors hurlé dessus, me demandant ma carte d’identité. Après vérification, les soldats présents ont appelé du renfort, en criant qu’ils avaient trouvé la personne qu’ils cherchaient. A la seconde où j’ai compris que la force occupante venait bien pour moi, mon cerveau m’a envoyé un ordre clair : « Une nouvelle bataille commence là pour toi, cet ennemi ne doit pas te vaincre une seule seconde ». Ils m’ont forcé à m’asseoir sur une chaise et trois soldats m’entouraient, leurs armes pointées sur moi. Pendant ce temps-là, leurs collègues ont fouillé tout l’appartement, bouleversant les meubles, les livres, les vêtements… Je les sentais fébriles, ils s’énervaient, ils ne trouvaient rien de ce qu’ils cherchaient dans cet appartement. Le commandant a fini par donner l’ordre de repli. Ils m’ont alors ordonné de m’habiller pour partir avec eux. En marchant vers la porte d’entrée de mon appartement, avant d’en sortir pour une durée qui m’était inconnue, je fixais la photo de mon fils accrochée au mur. Dans son regard, j’ai puisé de la force pour affronter les durs moments qui m’attendaient. Je l’imaginais me dire « Papa, sois fort, on sera vite réunis tous les trois ». Je lui promettais alors de rester fort et de ne jamais donner l’occasion à cette occupation de nous confisquer notre humanité et de détruire notre vie comme elle s’acharne à le faire. Ils me bandèrent ensuite les yeux et me conduisaient dans une voiture blindée. La marche vers ce nouveau destin commençait. Une marche pénible vers un monde que je ne connais que trop bien. Un monde dans lequel nous devons rester forts, humains et garder notre sourire en toute circonstance. Une nouvelle fois, je suis conduit dans ce véhicule blindé vers l’endroit le plus sombre et le plus misérable pour un être humain : une prison de l’occupant.

En arrivant dans la prison du Neguev, après deux semaines passées dans le centre d’interrogatoire, tout me semblait tristement familier. Je suis rentré dans la section 24, j’ai vite reconnu les visages que j’avais quittés il y a quelques années. Je n’ai pas su quoi leur dire, j’étais soudainement impressionné de les retrouver ici. Parmi eux, certains sont derrière les barreaux depuis plus de quinze ans. Ils me questionnaient et je ne savais pas quoi leur répondre. « Qu’est ce qui est arrivé, pourquoi es-tu là ? ». Je n’avais pas les réponses à leurs questions. Pas plus que je n’arrivais à leur parler de l’extérieur, eux, qui sont là depuis tant d’années. Que faisons-nous pour eux, pendant qu’ils paient le prix de leur lutte ? En les retrouvant, je me demandais si j’avais assez agi pour parler d’eux à l’extérieur. On a ensuite énormément discuté. Un détenu m’a dit « Ah tu es de retour, on va parler de nous en France alors ! ». J’ai réalisé alors que malgré ma nouvelle privation de liberté, je n’avais aucun doute sur le fait que la mobilisation allait se mettre en place en France, c’est un véritable espoir pour moi et pour eux. J’ai pensé à toutes les personnes qui avaient déjà lutté pendant ma première incarcération et depuis, toutes celles et ceux que j’ai rencontrés en France et en Palestine. Aucun doute qu’ils seraient tous à nouveau au rendez-vous pour dénoncer l’injustice qui nous frappe.

Et des éléments que je reçois par fragments, je sais que vous êtes même plus nombreux que la dernière fois ! Des personnalités que j’apprécie, des élu-e-s, des citoyen-ne-s en nombre plus nombreux encore vous vous êtes mobilisés pour dénoncer l’injustice, l’arbitraire et pour exiger ma libération.

Je vous en remercie très sincèrement. Je veux vous dire aussi que je serai digne du soutien que vous m’accordez. On ne marchande pas la liberté même si on la paie parfois très chère. Ce n’est pas une question d’entêtement mais de dignité et de principe : pour la liberté je ne lâcherai rien. Le peuple palestinien, comme tous les autres, ne veut pas vivre à genoux. Et quelle force cela nous procure que de savoir que, vous aussi, vous n’avez pas l’intention de lâcher. Cela, l’occupant ne le mesure pas. Moi je le ressens au fond de moi. Et c’est pourquoi même quand il pleut je pense au soleil qui vient…"

Salah Hamouri
Novembre 2017, prison du Néguev, section 24