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Agenda citoyen

jeudi 8 novembre 2018


Actualité

La Fondation Abbé-Pierre dénonce l’ampleur de l’habitat insalubre à Marseille.

Pour la Fondation Abbé Pierre, l’effondrement de deux immeubles à Marseille est révélateur de l’insuffisance dramatique de réponses des pouvoirs publics - ville, métropole et État - en matière de lutte contre l’habitat indigne dans la cité phocéenne.

Dénoncée depuis de longues années par elle, puis dès mai 2015 par le rapport dit Nicol, établi à la demande du ministère du logement, qui estimait à plus de 40 000 le nombre de logements indignes à Marseille, la faiblesse de la réponse publique est très préoccupante.

Ni le nombre d’arrêtés de péril ou d’insalubrité, ni les dispositifs incitatifs ne sont aujourd’hui à la hauteur de ce défi, dans les immeubles du centre-ville comme dans les grandes copropriétés dégradées à quelques kilomètres de là. Faute de logements sociaux en nombre suffisant, ce parc privé dégradé joue le rôle d’un parc social de fait, indigne pour les ménages contraints d’y vivre. Ainsi, dans l’attente d’une réponse à la hauteur des enjeux, ce sont près de 100 000 habitants qui continuent de vivre à Marseille dans des conditions inacceptables pour leur santé et leur sécurité, quand des milliers d’autres restent à la rue.

Seule une production massive de logements réellement abordables, dans une métropole connue pour le nombre de villes ne respectant pas la loi SRU, et une action résolue de lutte contre l’habitat indigne, où la mairie, la métropole et l’Etat prennent chacun leurs responsabilités, permettra d’éviter que continue à se jouer chaque jour autant de drames humains.


Enfance/Petite enfance

Attribution des places en crêche

Un "vade-mecum" recense des "bonnes pratiques" pour les communes

Un "vade-mecum" sur l’attribution des places en crèche a été remis le 7 novembre à Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, et Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités.

Ce document se veut un outil d’aide à la décision, à la disposition des élus locaux, les accompagnant dans la formalisation d’une procédure d’attribution des places en crèche plus efficace et transparente.

- En savoir plus


Formation Cidefe

Jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2018 - Porte de Montreuil

Prendre la parole en public

Deux jours intensifs et rythmés pour muscler vos interventions publiques
Julien Roirant, spécialiste du médiatraining et du dialogue citoyen, vous donne rendez-vous à Montreuil les jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2018 pour deux journées de formation pratique et interactive à la prise de parole en public.
Souriez, vous êtes filmés !

ATTENTION FORMATION LIMITEE A 10 PARTICIPANTS

AU PROGRAMME :

1. L’élu local et la communication
Mise en perspective des enjeux et du contexte de la prise de parole des élus locaux

2. Donner de la force à son discours par sa construction rédactionnelle.
Prise de connaissance/rappel des étapes de préparation du discours.

3. Développer sa capacité à " faire vivre un texte "
Entraînement sur des situations courantes (inauguration, remise de prix…).

4. Face au public - Être écouté, entendu, cru et... suivi.
Réflexion sur les méthodes d’appui du discours.

5. Interventions, réunions publiques.
Vérification/renforcement de la capacité à " convaincre " son auditoire

6. Un module à choisir en amont de la formation parmi les trois suivants :
-  Module 1 : Apprivoiser les journalistes / Les clés d’une interview réussie.
- Module 2 : Se préparer… à improviser / L’art du débat contradictoire.
- Module 3 : Gérer le conflit / Le dialogue sur un projet contesté.

Souriez, vous êtes filmés !

- Télécharger la fiche d’inscription

- S’inscrire en ligne


11 décembre 2018 - Porte de Montreuil

Les enjeux de la politique publique "Egalité femmes-hommes"

Public concerné

Élu·e·s nationaux·ales

Programme

La formation permettra aux élu·e·s de mieux appréhender les enjeux et les politiques publiques « égalité femmes/hommes » afin de changer les pratiques et d’impulser une dynamique d’égalité femmes/homes dans les collectivités territoriales.

Objectifs de la formation

- Appréhender les inégalités femmes-hommes aujourd’hui en France.
- Mesurer les stéréotypes véhiculés par chacun·e (visuels, anecdotes).
- Faire un focus sur le sexisme en politique et les inégalités dans la fonction publique territoriale : percuter l’illusion de l’égalité, renforcer ses connaissances sur le sujet, changer les pratiques.

- Télécharger la fiche d’inscription

- S’inscrire en ligne


Institutions

Campagne de communication de l’AMF

"La commune, clé de voûte de la République du quotidien"

Afin de réaffirmer le rôle et la place de la commune, du maire, des élus et des équipes municipales dans la République décentralisée, l’Association des maires de France lance, à l’occasion de leur 101e Congrès, une campagne de communication nationale signée Les maires de Franceet portée par le hashtag #MaCommuneJyTiens (novembre 2018 à novembre 2019).

Pour François Baroin, président de l’AMF ce n’est pas une campagne de promotion de l’association mais une campagne d’explication qui permettra de restituer la place essentielle du maire dans l’équilibre républicain.


Rapport du Sénat : Revitaliser l’échelon communal

Le 7 novembre 2018 au Sénat, la mission de contrôle et de suivi de la mise en oeuvre des lois de réforme territoriale a présenté à la presse son rapport sur la revitalisation de l’échelon communal.

Le rapport dresse un état des lieux des forces et fragilités actuelles des communes, et formule un premier ensemble de propositions afin de conforter leur rôle en tant qu’échelon fondamental de la démocratie et de l’action publique locales.

La mission recommande notamment :

- de consacrer dans la Constitution la compétence générale des communes et les triples attributions du maire ;

- de consolider l’autonomie financière des collectivités territoriales grâce à une définition plus rigoureuse de leurs ressources propres dans la loi organique et à l’inscription dans la Constitution du principe « qui décide paie » ;

- d’amplifier l’effort de simplification des normes applicables aux collectivités territoriales et à leurs groupements, tout en renforçant les prérogatives du CNEN et en confortant le pouvoir réglementaire local ;

- de mettre en œuvre les propositions d’amélioration des conditions d’exercice des mandats locaux récemment formulées par la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation.

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Justice

"En Seine-Saint-Denis la justice n’est pas la même justice qu’ailleurs sur le territoire national"

Le 6 novembre, la Garde des sceaux, Nicole Belloubet, a présenté devant la commission des lois les projets de loi ordinaire et organique "de programmation 2018-2022 et de réforme pour la Justice" et relatif "au renforcement de l’organisation des juridictions".

Lors de cette audition, Stéphane Peu s’est fait l’écho du SOS lancé par les juges pour enfant du Tribunal de Bobigny. "Nous sommes dans une République qui considère qu’il doit y avoir une pauvre justice pour les pauvres gens. C’est tout le contraire de la promesse républicaine !"

"Il existe une inégalité de la justice sur le territoire national et rien n’est fait pour inverser la situation" dénonce le député.

- Voir l’intervention de S. Peu


Social

Situation des jeunes isolés étrangers

"Entre l’Etat et les départements, un ping-pong malfaisant"

Dans une interview à l’Humanité du jour, Richard Moyon Membre du collectif Justice pour les jeunes isolés étrangers (Jujie), analyse le durcissement très net de la politique touchant les mineurs isolés.

"L’aggravation de la situation de ces jeunes réelle , même si on ne dispose pas de chiffres précis. 15 000 mineurs ont été pris en charge l’an dernier par la justice, mais on ne connaît pas le nombre de ceux qui sont laissés sans solution. Ils seraient plusieurs milliers" explique le militant des droits des étrangers.

Pour lui, les départements et l’Etat sont responsables. "Il se joue sur le dos des mineurs un ping-pong malfaisant entre, d’un côté, l’État, qui n’accorde pas les crédits nécessaires, et, de l’autre, les départements qui prennent prétexte de ce manque de moyens pour délaisser ces enfants."

- Lire l’interview en intégralité

« ENTRE L’ÉTAT ET LES DÉPARTEMENTS, UN PING-PONG MALFAISANT »


Sports

« Le sport et les valeurs du sport sont en danger : Il est urgent d’agir ! »

Expression de Stéphane Barré, maire d’Oissel-sur-Seine au sujet de la nouvelle gouvernance du sport et ses conséquences sur les territoires :

« Avec plus de 35 millions de pratiquants, l’enjeu sociétal du sport pour tous est essentiel, que ce soit en matière de santé, de lien social, d’éducation mais également sur le plan de l’économie et de l’emploi.

De récentes annonces budgétaires du gouvernement font craindre des coupes sombres notamment pour les fédérations non-olympiques mais aussi pour les clubs, les sportifs amateurs, les bénévoles, les salariés du sport et les collectivités territoriales qui assument déjà à elles seule 80% du financement du sport à travers le versement de subventions aux clubs, la prise en charge des événements sportifs, la construction et la maintenance des équipements.

Sans aides de l’Etat, ces collectivités ne pourront supporter ce nouveau désengagement. Un coup dur pour le sport et les sportifs français ; une totale incompréhension après l’obtention des Jeux Olympiques de 2024 et l’héritage sportif tant annoncé.

LA SEINE-MARITIME : TERRAIN DE SPORT

La France compte près de 165 000 clubs sportifs, comprenant 17 millions de licencié(e)s et 3 millions de bénévoles. En Seine-Maritime, en 2016, 2 585 clubs appartenant à des fédérations agréées ont délivré 255 620 licences sportives. L’importance du sport dans notre département n’est plus à démontrer, elle qui s’inscrit avec la région Normandie dans la dynamique du « Grand Paris ». Un dynamisme d’autant plus important que se préparent les Jeux de 2024 et qu’à cette occasion on parle beaucoup d’héritage. Or, l’héritage ce n’est pas simplement des équipements, des stades et des piscines olympiques. C’est aussi et surtout le soutien aux associations sportives, aux bénévoles dirigeants et aux professionnels qui encadrent les pratiques et permettent ainsi le développement du sport.

UNE REFORME QUI INQUIETE

Sur le terrain, l’inquiétude est grande ! Au fil des rencontres et des échanges, après l’appel de Marie-George Buffet, du Président du CNOSF qui a lancé une pétition nationale pour une augmentation des moyens dédiés au sport puis de Teddy Riner et de Martin Fourcade... accompagnés de 380 sportifs qui ont signé une lettre ouverte au président Macron, les craintes sont exprimées par ces champions, ces sportifs, ces dirigeants, ces bénévoles associatifs qui connaissent l’importance de la détection et de la promotion pour atteindre le haut niveau.

En effet, les prémices d’une évolution de ce qui est communément appelé la gouvernance du sport jette le trouble dans la tête de ceux qui pensent que tout commence par le sport pour toutes et pour tous dans les clubs, les collectivités et les structures de proximité. Au-delà de cette réorganisation, viennent s’ajouter des annonces budgétaires menaçantes avec une baisse de 6.2% (30 millions d’euros) du budget du Ministère des Sports représentant 0,13% du budget de l’Etat, soit 450 millions d’euros.

Est-il légitime de s’attaquer de la sorte à un budget qui diminue, année après année, quand on connaît les bienfaits du sport pour notre société, sur la santé, comme sur le développement du lien social et la transmission des valeurs ? Est-il souhaitable de supprimer ou de réaffecter 1670 emplois nationaux de Conseillers Techniques Sportifs qui interviennent auprès des fédérations principalement sur des missions de détection et d’entrainement des sportifs de haut-niveau, ou de formation ? Une évolution est sans doute nécessaire pour adapter le Ministère des Sports et le mouvement sportif aux évolutions sociales et sociétales d’aujourd’hui, ainsi qu’à celles des pratiques. Pour autant le projet actuellement en discussion est loin des attentes, voire à l’opposé. Il est contradictoire même avec les ambitions sportives annoncées de 3 millions de pratiquants supplémentaires et l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques en 2024.

UNE AUGMENTATION DES INEGALITES

A très court terme, ces mauvais choix budgétaires alourdiront un peu plus la charge des financements des collectivités territoriales. Il est en effet à craindre que cette charge se reporte sur les familles : 85 % des associations sportives recevant un financement public. D’où l’inquiétude et l’opposition à ce projet qui accentuera les inégalités, tant territoriales que sociales.

Il est à craindre en effet que la perte de domaines de responsabilité du Ministère des Sports, sous tutelle collégiale, le réduise simplement et uniquement à trois missions : la stratégie, le contrôle-sécurité et la régulation.

Dans le même temps, les réformes territoriales successives favorables au développement des métropoles, amplifient le phénomène et encouragent la politique de regroupement des clubs dans le but unique d’optimiser et de réduire les financements, au détriment des choix des pratiquants qui souhaitent des activités diversifiées, des clubs de proximité et à taille humaine.

Enfin, ces décisions posent également la question de la baisse drastique, pour les clubs sportifs, des emplois aidés. Dans la majorité des cas, un club fonctionne avec des bénévoles mais aussi avec des salariés, souvent en contrat aidés, pour intervenir dans les charges administratives notamment. Les premiers effets de la suppression de ces aides de l’Etat n’ont pas tardé à se faire sentir avec une diminution de 18% des emplois dans le domaine de l’animation sportive.

UN GRAND SERVICE PUBLIC DU SPORT

Pour répondre à ces enjeux d’importance, il serait souhaitable d’encourager la création d’un grand service public du sport avec les moyens financiers et humains nécessaires associant le Ministère des sports et ses directions territoriales, les collectivités, l’éducation physique et sportive et les associations sportives. Car tel qu’envisagé le rapport du Comité Action Publique 2022 (CAP 22), qui préconise la création d’une agence de haut niveau tout en s’interrogeant sur l’opportunité du maintien du Ministère des sports, ne parviendra pas à garantir le droit d’accès au sport pour toutes et pour tous. »

Stéphane BARRÉ

- Maire d’Oissel-sur-Seine
- Conseiller de la Métropole Rouen Normandie en charge de l’Animation sportive, la lutte contre les discriminations dans les pratiques sportives, l’accessibilité en faveur des personnes à mobilité réduite
- Conseiller départemental
- Ancien sportif de haut niveau, finaliste aux JO d’Atlanta

Et aussi...

Vernissage « La Palestine en dessins » et projection du documentaire « De Chatila nous partirons »

La Plateforme Palestine et Doc Films vous invitent au vernissage de l’exposition « La Palestine en dessins » le mercredi 28 novembre à 18h à Paris. L’exposition sera visible jusqu’au 5 décembre 2018.

Seront présents plusieurs artistes :

- Mohammad Sabaaneh (Palestine),
- Anat B. Carrot (Israël-Pays-Bas),
- Hélène Aldeguer (France),
- Barrack Rima (Liban),
- Albertine et Germano Zullo (Suisse).

L’Evènement sera suivi, à 20h, de la projection du documentaire « De Chatila nous partirons » d’Antoine Laurent, en présence des trois protagonistes palestiniens du documentaire.