lundi 11 février 2019


En avant

Déclaration de la majorité municipale de Montreuil (93)

Soutien au mouvement de lutte pour l’éducation

Les élu.e.s de la majorité municipale de Montreuil, dénoncent dans un communiqué le manque de moyens dans les écoles, collèges et lycées de Seine-Saint-Denis. Un plan de rattrapage et d’égalité pour la Seine Saint-Denis est plus qu’urgent : indispensable !

Montreuil, le vendredi 8 février 2019

Nous, élu.e.s de la majorité municipale de Montreuil, partageons les inquiétudes et les revendications des parents d’élèves et des enseignants des écoles maternelles, élémentaires, collèges et lycées de Montreuil et de Bagnolet.

Le mouvement de lutte qui se construit depuis plusieurs semaines, met en lumière le besoin impérieux d’exiger plus d’enseignants, le respect des dotations horaires, moins d’élèves par classe, plus de moyens de vie scolaire et plus de moyens pour mener des projets éducatifs. En effet, dans notre département - la Seine-Saint-Denis -, il faut rappeler que même le collège le mieux doté, demeure moins bien doté que le collège le moins bien doté de Paris.

Les difficultés auxquelles sont confrontées les personnels éducatifs dans l’exercice quotidien de leur métier ne datent pas d’aujourd’hui. D’années en années, les enseignants ont vu leur statut dévalorisé alors que leur mission est essentielle pour l’avenir.

Aujourd’hui, nous sommes inquiets de l’orientation prise par le gouvernement, qui contribue à faire du système éducatif une machine à sélection et à ségrégation sociale dont les enfants - ceux de Seine Saint-Denis et des quartiers populaires en particulier - seraient les grands perdants.

Le ministre Jean-Michel Blanquer, ancien patron de l’ESSEC et proche de l’Institut Montaigne assume une orientation libérale, où le subsidiaire camoufle toujours l’essentiel.

Ses coups de com’ inondant les médias, cachent une conception profondément réactionnaire de l’école républicaine, loin des ambitions que nous portons pour un service public de l’Éducation nationale, réellement gratuit, laïc, égalitaire et émancipateur !

Nous le savons, la priorité affichée par le ministre sur le primaire conduit en réalité à la suppression de milliers de postes dans le secondaire. Et la dotation de 3880 postes supplémentaires, s’avère largement insuffisante pour assurer le dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+, quand il faudrait 10 000 enseignants pour y parvenir.

Un plan de rattrapage et d’égalité pour la Seine Saint-Denis est plus qu’urgent : indispensable !

Nous, élu-e-s de la majorité municipale de Montreuil, soutenons le mouvement qui alerte, fédère et rassemble, les enseignants et les parents des écoles maternelles, élémentaires, collèges et lycées de Montreuil et de Bagnolet dans leur souci d’assurer la réussite scolaire et l’émancipation de notre jeunesse !

Le Maire et les élu.es de la majorité municipale


Formation Cidefe

20 février 2019 - Cidefe Porte de Montreuil

Exercice du mandat et droits de l’élu·e d’opposition

Avec Jean-Louis Péru, avocat

Programme

Entre responsabilités accrues, attentes citoyennes fortes et perspectives des prochaines municipales, l’élu·e a plus que jamais besoin de connaître ses droits et obligations.
Cette journée concernera tous les élu·e·s en matinée et les seul·e·s élu·e·s d’opposition en après-midi.

Objectifs

Appréhender la réglementation relative aux conditions d’exercice des mandats locaux
Maîtriser les textes applicables à la gestion administrative et financière des élu·e·s
Faire le point sur la responsabilité « civile » administrative, financière et pénale
Connaître les droits de l’élu·e d’opposition.

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22 février 2019 - Cidefe Porte de Montreuil

Construire et incarner un message politique

Avec Julien Roirant, spécialiste du Média Training et du dialogue citoyen

ATTENTION : Nombre de places limité à 8 personnes. Inscrivez-vous vite !

Programme
Une journée d’échanges, d’apports théoriques, d’exercices de rédaction guidée et de mises en situations filmées pour renforcer son expression publique.

Objectif
Définir ses objectifs pour préparer des prises de parole efficaces en construisant des messages concis, illustrés et impactants.

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Budget 2019

Budget 2019 et discours de politique générale

Les élus communistes de Rennes à l’offensive

Lors du conseil municipal de Rennes le 4 février, Éric Berroche est intervenu sur le budget 2019 de la Ville et Yannick Nadesan sur le discours de politique générale.


Elections

Pièces d’identité à fournir lors des scrutins

Pour l’AMF "le gouvernement durcit la réglementation, au risque d’augmenter l’abstention"

L’Association des maires de France relaye l’inquiétude d’un certain nombre de maires sur la modification des pièces à fournir pour justifier de l’identité des électeurs lors du scrutin dans les communes de 1000 habitants et plus.

Maire-info fait le point et publie une note de l’amf


Finances

Emmanuel Macron favorable à l’attribution de la totalité de l’impôt foncier au "niveau communal"

Lors de son déplacement jeudi 7 février en Saône-et-Loire, E. Macron a annoncé que pour compenser aux communes la disparition de la taxe d’habitation, il privilégie l’hypothèse du transfert en leur faveur de la taxe foncière départementale.

"On va enclencher un système de modernisation de notre fiscalité locale qui en a bien besoin". "Pour la taxe d’habitation, vous allez être remboursés". "Il faudra trouver une solution de substitution. Ce sera financé par une baisse des dépenses de l’Etat, qui va renoncer à des dépenses pour lui-même" a t-il précisé

Localtis reprend l’intervention d’E. Macron

France3 Bourgogne/Franche-Comté publie les temps forts de son intervention


Laicité

Débat sur la laicité le 19 février à Montfermeil

Principe fondamental de notre République et de la vie en commun, la laïcité garantit à chacun la liberté de conscience et le libre exercice des cultes. Dans l’éducation, l’administration, au travail, à l’hôpital…partout dans l’espace public, la laïcité interroge.

Parlons-en ! Dominique Dellac, conseillère départementale de Seine-Saint-Denis invite à une rencontre-débat ouverte à toutes et tous, afin d’échanger sur ce qu’est la laïcité, ses applications concrètes dans notre vie quotidienne, de discuter ensemble de son actualité et de son avenir.

Télécharger l’invitation

La laïcité est l’objet d’un véritable paradoxe dans notre pays. Reconnue par toutes et tous comme l’un des principes fondamentaux de notre République et de la vie en commun, garantissant à chacun la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, elle est néanmoins le sujet de débats récurrents, voire de polémiques.

Dernier épisode en date, la possibilité, évoquée par le gouvernement, de réformer la loi de 1905, dans le but affiché de « mieux encadrer le financement des cultes ».
Une possibilité contestée par de nombreux acteurs, qui veulent éviter toute modification de ce véritable socle de la laïcité française.

Dans l’éducation, l’administration, au travail, à l’hôpital... partout dans l’espace public, la laïcité nous interroge.

C’est pourquoi j’ai souhaité organiser une rencontre-débat large, ouverte à toutes et tous, avec l’objectif de nous permettre d’échanger sur ce qu’est la laïcité, ses
applications concrètes dans notre vie quotidienne, de répondre aux doutes et de discuter ensemble de son actualité et de son avenir.

Venez en débattre mardi 19 février à 18h30, au pôle Léopold Ségar Senghor, 55-63 boulevard Bargue, à Montfermeil.

Dominique Dellac, conseillère départementale

Population

La part de la population vivant en ville plafonne depuis 40 ans

50 millions de personnes – plus des trois quarts de la population – habitent en ville, selon les données 2016 de l’Insee.

Le Centre d’observation de la société publie des données collectées sur la base de la nouvelle définition utilisée par l’Insee depuis 2010. Elles modifient complètement la donne.

Selon les précédentes définitions, on estimait que l’urbanisation s’était poursuivie entre 1975 et 2007 à un rythme plus lent. Le constat est différent avec ces nouvelles données

Depuis quarante ans la part de la population urbaine stagne, comme si un plafond avait été atteint. L’économie est passée du ralentissement à la récession, ce qui est peu propice au développement des villes. La définition du territoire urbain ou rural joue. L’urbain est défini ici comme un territoire où le bâti est continu (il faut qu’il y ait moins de 200 m d’écart entre les constructions), rassemblant au moins 2 000 habitants, ce qui recoupe des réalités bien différentes, entre une petite ville isolée et le centre-ville des grandes métropoles. Le territoire périurbain se développe, mais autant par annexion de petites communes isolées que par construction de maisons individuelles en périphérie des villes (voir notre article).

A l’avenir, c’est moins la part de la population rurale isolée qui va compter que les évolutions au sein des différents types d’espaces. Pour essayer de mieux comprendre le phénomène d’urbanisation et la place de la ville, l’Insee a construit un autre concept, les « aires urbaines ». Elles permettent de mesurer la dépendance à la ville, en considérant les personnes qui vivent à un endroit mais travaillent dans une zone urbaine. Avec cet outil, 95 % de la population vit dans un territoire sous influence des villes. Hormis quelques lieux reculés, le mode de vie « urbain » (parfois très éloigné des centres-villes) est devenu quasi-hégémonique.

- En savoir plus


Transports

Racket des autoroutes

Sylvain Dalla Rosa, Conseiller municipal PCF de Charleville-Mézières, Conseiller communautaire, demande au gouvernement d’annuler la hausse des péages intervenue le 1er février et d’engager les négociations pour renationaliser les autoroutes.

Son communiqué :

En pleine contestation sur le pouvoir d’achat, le gouvernement veut être discret sur la hausse des péages des autoroutes.

Ainsi, entre Reims et Paris, emprunté par de nombreux automobilistes ardennais et marnais, cela vous coûtera désormais 11,20 euros depuis le 1er février soit une hausse de 3,21 %. Cette hausse est d’autant plus intolérable que le profit annuel pour l’ensemble des groupes gestionnaires des autoroutes est en moyenne de 1,5 milliard par an.

C’est en 2006 que la privatisation des autoroutes a eu lieu privant l’Etat de ces recettes régulières. La contestation sociale avait conduit le gouvernement à refuser la hausse des péages en 2018 réclamée par les sociétés autoroutières. Mais en toute discrétion le dialogue a continué à avoir lieu. L’accord trouvé porte sur une prolongation de la concession. Pour la SANEF qui gère l’autoroute A4 Reims/Paris la date de la fin de concession a été repoussée de 2 ans et doit arriver à terme en 2031.

Autre geste accordé par le gouvernement, les sociétés gestionnaires des autoroutes peuvent désormais avoir librement accès au fichier des plaques d’immatriculation. Cette dérive vient s’ajouter à la loi "anti casseurs" qui bride le droit de manifester librement.

Il faut que le gouvernement annule la hausse des péages intervenue le 1er février et engage les négociations pour renationaliser les autoroutes. Les parlementaires communistes viennent de déposer une proposition de loi allant dans ce sens. Dans la même logique ils se sont également opposés à la privatisation "d’Aéroport de Paris".