Les assureurs, annonce Le Figaro, estiment que le coût de la tempête pourrait s’élever à 3 Md€. Le premier ministre, indiquent Les Echos, pourrait déclarer aujourd’hui l’état de catastrophe naturel. Les trois régions touchées par la catastrophe s’efforcent quant à elles d’évaluer les dégâts. Mais les bilans ne sont pas facile à établir (Le Figaro). Coûteuse, la tempête fait aussi ressurgir les polémiques. « La sécurité des réseaux [est] à nouveau en question », indiquent Les Echos. Les collectivités regrettent la reconstruction « à l’identique » des réseaux après la tempête. C’est ce que déclare Denise Saint-Pé, vice présidente de la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies). La FNCCR réclame l’enfouissement complet des lignes. Il en coûterait 100 Md€.
Dans Libération.fr, Bernard Lassus, directeur général adjoint d’ERDF (Electricité réseau distribution France), une filiale distributeur d’EDF, confirme ce chiffre. En trois ans, 2 milliards d’euros ont été investis. « Dans dix ans, notre objectif est de diviser par deux l’impact d’une tempête et de pouvoir réparer deux fois plus vite. » Quant à la capacité de mobilisation, B. Lassus, déclare : « Trois semaines avaient été nécessaires pour rétablir la quasi totalité du réseau en 1999, il faudra seulement une semaine cette fois, grâce à la capacité de mobiliser des ressources de façon extrêmement rapide. »
Pour L’Humanité cependant, « le manque d’investissement dans les services publics explique l’ampleur des coupures d’électricité et retarde le retour à la normale. » La FNCCR dénonce la baisse des investissements : 1,5 Md€ en 2005 contre 2,5 Md€ en 1999.
Pour l’instant, 352 000 foyers sont toujours privés d’électricité, indiquent Les Echos.
Préparation de la journée de mobilisation du 29 janvier
L’Humanité lui consacre près de la moitié de son édition et y interviewe huit leaders syndicaux (FO, CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC). L’Humanité publie par ailleurs sur son site la déclaration de ces syndicats et dans son édition imprimée une carte de France des manifestations.
Libération, qui titre sur « les trois gauches anti-Sarkozy », donne notamment la parole à Alain Badiou. Le philosophe donne une copieuse interview au quotidien qui l’a intitulé « Le volontarisme de Sarkozy, c’est d’abord l’oppression des plus faibles. » Sur le site du quotidien on peut lire un chat du philosophe avec les lecteurs de Libération intitulé « C’est le communisme qui est une idée neuve en Europe », une idée communiste qu’il n’assimile pas au PCF, lui, qui, depuis 1968, ne vote plus.
Le Monde indique en première page que « le pouvoir politique redoute un grand mouvement social ». Cependant, « responsables syndicaux et politiques s’interrogent sur la façon dont va s’exprimer le mécontentement », estime le quotidien. Mais Nicolas Sarkozy n’en souhaite pas moins « ouvrir l’UMP à l’ ‘identité ouvrière’ », explique par ailleurs Le Monde. Pour ce faire, il compte sur Jean-Louis Borloo et Eric Besson, le transfuge qui vient de se signaler par un énorme lapsus, rapporté par Libération.fr : l’ « invasion » venue d’Afrique.
Toujours sur le site de Libération, on apprendra qu’une dizaine d’organisations de la gauche de la gauche ont signé vendredi une déclaration unitaire de soutien à la mobilisation de jeudi intitulée « Ce n’est pas à la population de payer la crise ». Parmi les signataires le Parti de gauche, le PCF, le NPA... Le PS ne s’y est pas associé. L’Humanité indique de son côté que des représentants du PCF doivent rencontrer aujourd’hui des représentants du NPA.
La Tribune, Les Echos et Le Figaro ignorent, en première page, la grève de jeudi.
Les régions du Nord et de l’Est de la France sont plus exposées à la crise
Le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Champagne-Ardenne, la Lorraine et la Franche-Comté seront les régions les plus exposées à la crise économique en 2009, prévoit le cabinet Asterès. Le recul de leur PIB oscillerait entre 1,9 %, pour la première, et 2,4 %, pour la dernière. Par contre, la Corse devrait connaître une croissance de 0,1 %, tandis que l’Ile-de-France, le Languedoc-Roussillon, l’Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d’Azur verraient leur PIB reculer entre 0,2 % et 0,6 %, bien au-dessus de la moyenne nationale de - 1 %.
Selon les auteurs de l’étude « les régions qui rencontrent le plus de difficultés sont celles dont l’économie dépend du secteur de l’automobile ». « Le recul de l’activité est également fort dans le secteur des biens intermédiaires (Les Echos).
Logement : politique antisociale
La loi de « mobilisation pour le logement », discutée à partir de ce soir à l’Assemblée, traduit une volonté de modifier le rôle des HLM, explique L’Humanité. C’est « Christine Boutin ou la logique du ghetto ».
Interviewé par le quotidien, Thierry Repentin, le président de l’Union sociale pour l’habitat, note que si ce texte est prévu pour construire « quelques logements supplémentaires, il est inutile. Tous les outils législatifs existent déjà ! La seule justification de cette loi, c’est la ponction de 850 M€ du 1 %, qui doivent compenser les arbitrages interministériels qui ont été accordés à Mme Boutin. »
T. Repentin indique d’autre part que les 340 M€ injectés par le plan de relance sont « vraiment mal ciblés ». Il ne profiteront qu’aux logements neufs ; cette enveloppe doit donc servir au maintien de l’activité du BTP. Enfin, pour augmenter l’offre de logements sociaux, le gouvernement ne propose pas d’en construire plus, mais de stigmatiser leurs occupants actuels aux yeux de ceux qui sont sur des listes d’attente et de les pousser au départ par de substantiels surloyers.
Les Echos, qui détaillent le projet de réduction du 1 % logement de ses organismes collecteurs (notre revue de presse d’hier), rappelle d’autre part que le projet de loi sur le logement prévoit la substitution du 1 % à l’Etat pour le financement de l’Agence nationale de rénovation urbaine et de l’habitat (Anah). Il en prenait jusqu’alors la moitié en charge.
L’article est lisible sous le tire « Le 1 % va réduire son réseau des trois quarts ».
Le gouvernement à deux doigts de confier le service postal aux collectivités locales
Selon Le Monde le gouvernement vient d’écarter un projet de réorganisation de La Poste qu’il juge lui-même politiquement explosif. A la recherche d’économie sur ses coûts de fonctionnement, Jean-Paul Bailly, président d’une poste bientôt transformée en société anonyme, a proposé au gouvernement de transférer aux départements ou aux régions la gestion des bureaux de poste ruraux. Ce sont ces collectivités qui auraient donc dû, comme pour les TER, organiser le contenu du service public : dessertes, fréquences, tarifs, etc. Elles seraient devenues des autorités régulatrices du service postal en zone rurale chargées de conclure un contrat de délégation de service public avec l’exploitant, La Poste.
Un projet politiquement moins sensible est retenu par le gouvernement : l’externalisation de la gestion du Fonds de péréquation territorial auprès d’une nouvelle structure juridique. Le nouvel établissement serait contrôlé par les communes, départements et régions.
L’article est lisible sur papier ou en ligne.
Hôpital : 10 millions pour les urgences
Le gouvernement va débloquer 10 millions en deux ans pour généraliser une « plate-forme Internet et téléphonique » destinée à « désengorger les centres 15 » et améliorer la prise en charge des urgences, a annoncé hier Roselyne Bachelot. « Afin de libérer du temps pour la régulation médicale, je présenterai une plate-forme permettant une information directe des citoyens », a déclaré la ministre de la Santé. Selon elle, les centres 15 sont submergés d’appels relevant de simples renseignements (Les Echos).
Le contrôle financier des collectivités locales pourrait bientôt échoir au privé
Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, propose une réforme supprimant les 22 chambres régionales des comptes, qui suscite une forte opposition des magistrats financiers. Hier, lors d’une assemblée générale, il a promis une concertation sur les modalités de la réforme.
Les magistrats hostiles à la réforme rappellent que le contrôle des chambres régionales portent sur 250 Md€, soit « 70 % de l’investissement public », indique l’Association des magistrats financiers. « Si nous délaissons ce contrôle, le privé s’en chargera, mais sans les garanties qu’apporte un organisme indépendant comme la cour », avertit Marc Larue, membre du Conseil supérieur des chambres régionales des comptes.
Le projet de réforme de Ph. Séguin, explique Le Figaro, est de modifier le rôle de la Cour des comptes. Aujourd’hui chargée de contrôler les grands organismes, il souhaite, dans le rapport que lui a commandé N. Sarkozy, l’orienter vers l’audit et l’évaluation des grandes politiques publiques.
Une interview de Chantal Jouanno
La nouvelle secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, explique comment elle conçoit son travail : « vendre le Grenelle sur le terrain ». Cette phrase cité en exergue par Libération résume le propos de l’interview. Très fidèle à Nicolas Sarkozy, la nouvelle ministre justifie la lenteur de la mise en oeuvre de la grande messe écologique du début de mandat : « On ne mène pas la mutation de la société en claquant des doigts, avec une petite loi de quinze articles. »
La première agence internationale consacrée aux énergies renouvelables est née
« Cinquante pays créent l’Agence des énergies renouvelables, à Bonn », annonce Le Monde. Plusieurs grandes nations, comme Les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Brésil n’y ont pas encore adhéré. La France a hésité jusqu’à la dernière minute.
Cette agence dotée d’un budget annuel de 25 millions de dollars va promouvoir le solaire, l’éolien, la biomasse, les biocarburants et la géothermie, comme l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) l’avait fait en son temps pour le nucléaire, remarque Le Monde.
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Formation professionnelle : Valérie Pécresse s’en prend à Jean-Paul Huchon
Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, candidate à l’investiture UMP pour les élections régionales de 2010, fustige dans une tribune libre le « bilan accablant de Jean-Paul Huchon » en matière de formation professionnelle. La ministre, dont la critique reste très vague, reproche au président du conseil régional d’ Ile-de-France son « manque de concertation » et la « faiblesse de ses objectifs ». Elle s’appuie sur un rapport de la chambre régionale des comptes qu’elle ne cite pas.
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