Vœu relatif à la politique de la ville
Conseil municipal d’Allonnes (72) - Séance du 20 avril 2011
Dans un contexte de crise économique et sociale, les enjeux de la cohésion sociale constituent des préoccupations majeures pour les villes qui, comme Allonnes, ont une population particulièrement fragilisée. Les quartiers classés en zone urbaine sensible subissent de plein fouet les effets d’une société violemment inégalitaire : le chômage y est plus important, l’échec scolaire également. Les problèmes de santé et d’accès aux soins s’y posent de façon accrue…
Depuis près de 30 ans, les dispositifs spécifiques tentent d’apporter des réponses particulières aux maux des quartiers défavorisés. Pendant longtemps, ces dispositifs n’ont eu que peu de moyens et il a fallu la « crise des banlieues » de 2005 pour que de vrais moyens soient alloués à la politique de la ville.
La politique de la ville se veut avant tout un dispositif de prévention. Dans le contexte socio économique actuel, elle est plus que jamais nécessaire. Pourtant, depuis quelques années, les dotations se voient de plus en plus réduites.
Cette année, pour Allonnes, la baisse des crédits CUCS (Contrats Urbains de Cohésion Sociale) est de 22%. Cette baisse aura des incidences directes et graves sur le lien social. Elle viendra impacter l’activité des services de la Mairie, mais aussi l’engagement associatif avec un effet très négatif pour tous les allonnais. Les élus d’Allonnes ne cautionnent pas cette baisse de moyens qui va mettre la collectivité, les associations et les allonnais dans une situation difficile.
Depuis des années, nous attendons une réforme de la politique de la ville qui chaque fois nous est promise mais où la seule évolution visible est celle de la baisse des moyens qui y sont alloués. Il est primordial de mettre les quartiers défavorisés au centre de politiques qui renouent avec le progrès social.
Le Conseil Municipal demande :
Des décisions politiques qui soient une éventuelle réponse aux inégalités qui affectent les quartiers et les villes de la politique de la ville.
Une véritable péréquation financière nationale.
Une conception rénovée de la politique de la ville passant par la refonte de la géographie prioritaire.
L’augmentation des moyens mis en œuvre par la politique de la ville.















