L’Humanité du 5 mars consacre ses pages intérieures à la réforme territoriale dans la campagne électorale.
1) Le quotidien donne la parole à Christian Favier, président du conseil général du Val-de-marne qui affirme qu’il faut "Abroger la réforme" et qui exige une nouvelle décentralisation.
2) L’Humanité a questionné les candidats à la présidentielle "quel doit être demain le rôle des collectivités territoriales :
N. Sarkozy souhaite en finir avec "ces foyers de démocratie et de citoyenneté que sont les collectivités locales, particulièrement les 36 000 communes...". La mise en chantier "pour simplifier le mille feuille institutionnel de ce qui allait devenir la réforme des collectivités territoriales, fut pratiquement l’objet d’un des premiers discours du quinquennat de Sarkozy. Le résultat est connu...
Jean-Luc Mélenchon est pour "l’abrogation pure et simple de la réforme territoriale". Il réaffirme son choix de poursuivre "la décentralisation", il précise que celle-ci sera "organisée en fonction du principe de proximité" permettant selon lui "d’optimiser les décisions publiques dans le sens de la plus grande satisfaction de l’intérêt général". Et ce en "définissant le rôple respoectif de l’Etat et des différents échelons territoriaux en France et en Europe". Il refuse "la mise en concurrence des territoires" et préconise que toute nouvelle étape de la décentralisation "’s’appuie sur le développement des coopérations". Pour lui "l’autonomie des collectivités devra être assurée grâce à l’actualisation du principe de la libre administration contenu dans la Constitution ainsi qu’une réforme de la fiscalité locale faisant participer les actifs matériels et financiers des entreprises.
François Hollande se prononce pour "un nouvel acte de la décentralisation". Il précise que cette décentralisation "écartera les superpositions l’enchevêtrement, les confusions" ajoutant qu’e"elle sera même une source d’efficacité de la dépense publique, car il y aura forcément, partout des économies à faire pour mieux servir les français sans qu’il soit besoin de rehausser les prélèvements". Il affirme que les communes n’ont d’avenir "que s’il y a une intercommunalité de projet dans une nouvelle structure démocratique, les conseils communautaires élus au suffrage universel". Il s’engage à garantir "les niveaux de dotation de l’Etat" et engagera "une réforme de la fiscalité avec un seul objectif : la justice entre contribuables et entres territoires".
3) L’Humanité publie un article intitulé : "l’incontournable désarroi des élus locaux". Les incertitudes sur l’avenir nées de la réforme territoriale voulue par Sarkozy, couplées à l’accélération de l’étranglement financier des collectivités, se rappellent au bon souvenir des candidats à la précisdentielle.














