Une étude de l’INSEE, parue le 7 juillet, fait état de la grande attractivité des agglomérations situées dans un cadre rural.
« Plus les départements sont ruraux, plus ils ont tendance à être attractifs » peut-on lire dans l’étude. Au sein de ces départements, ce sont les villes qui attirent et jouent ainsi un rôle moteur déterminant. Les villes moyennes de Vendée, des Landes, des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes et de la Lozère ont ainsi été rejointes par des milliers de français, au détriment des départements plus urbanisés, comme le Nord, la Moselle, ou les départements de la région parisienne. Selon les démographes de l’INSEE, Jean Laganier et Dalila Vienne, « le développement sous forme d’ondes concentriques est en mutation. Des villes-centres renaissent, tandis que certaines banlieues et couronnes périurbaines, comme à Paris, Lyon, Marseille et Lille, marquent le pas ». L’exode rural et l’étalement urbain sont-ils en passe de se stopper ?
Un métropolitain sur dix a changé de département depuis les cinq dernières années (5,8 millions), pour s’installer davantage dans le sud et l’ouest. Les flux migratoires sont essentiellement limités aux départements limitrophes. Ces relations de proximité interdépartementales existent la plupart du temps dans les deux sens. Majoritairement, ce sont des cadres, des étudiants ou des personnes en recherche d’emploi qui migrent.
Enfin, l’étude montre que la Réunion est le seul département d’outre-mer dont les échanges avec la métropole sont équilibrés, l’île étant particulièrement attractive pour les cadres.














