Le 25 juin dernier, Manuel Valls ministre de l’intérieur, a annoncé la création en septembre des premières zones de sécurité prioritaires.
Il intervenait devant les jeunes commissaires de la 62è promotion de l’Ecole nationale supérieure de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône).
Il a indiqué que "ces zones consisteront à mettre en place une action de sécurité renforcée sur des territoires bien ciblés, caractérisés par une délinquance enracinée et de fortes attentes de la population. Elles s’appuieront sur un dispositif souple et adaptable et une coordination renforcée de l’ensemble des forces de sécurité compétentes sur le territoire concerné".
"La création de ces zones de sécurité prioritaires ne saurait s’inscrire dans un cadre rigide et monolithique" a affirmé le ministre. "Elles dépendront bien entendu des arbitrages budgétaires et des créations de postes qui seront décidées cet été dans un contexte tendu. Elles ne couvriront pas des territoires homogènes avec les mêmes problématiques de délinquance. Elles pourront ainsi concerner des cités sensibles soumises à des épisodes de violences urbaines, et à l’économie souterraine qui brise les normes du pacte républicain, des centres villes, à la physionomie dégradée en raison de nuisances diverses, ou encore des zones péri-urbaines où se développent, par exemple, les cambriolages. Les réponses apportées ne sont, évidemment, pas de la même nature dans ces différentes situations. Dans les circonscriptions concernées par la mise en place de telles zones, il vous faudra contribuer à la conception d’un dispositif capable de répondre aux particularismes locaux" a t-il poursuivit.














