Le démantèlement de Dexia est comme un aveu grandeur nature de l’escroquerie de ses dirigeants, y compris après 2008, date de son renflouement par le gouvernement à hauteur de cinq milliards. Il laisse dans une forte inquiétude des milliers de collectivités locales, qu’elles soient ou non victimes des emprunts « toxiques ».
Ces collectivités ne doivent pas payer les errements de ce groupe bancaire. C’est la raison pour laquelle, l’ANECR, le groupe CRC au Sénat et le groupe Front de gauche à l’Assemblée Nationale ont demandé à être reçu hier (mercredi 19 octobre) par le Premier Ministre à Matignon avec une délégation composée de Dominique Adenot, Président de l’ANECR, Jean-Jacques Paris, son secrétaire général, Jean-Claude Sandrier et André Chassaigne, députés, Brigitte Gonthier-Maurin et Eric Bocquet, sénateurs.
Ils se sont heurtés à une fin de non-recevoir, ce qui en dit long sur l’attitude actuelle du gouvernement, qui, outre le mépris dont il fait preuve pour les représentants de la Nation et les élus, se replie dans son camp retranché après la mise au jour de son action zélèe en faveur du monde de la finance, action qu’il souhaite bien entendu poursuivre..
Fillon et Sarkozy sur la défensive, voilà une raison supplémentaire pour agir dans le sens de ce que ces élus exigeaient devant Matignon : Un pôle public bancaire pour une utilisation de l’argent échappant à la spéculation, un moratoire sur les emprunts toxiques, l’arrêt immédiat de toutes les mesures d’austérité qui frappent les collectivités et des financements nouveaux en leur direction en mettant à contribution les actifs financiers..















