La Ville de Paris, membre du conseil d’administration de l’établissement public d’aménagement de la défense depuis sa création en 1958, apporte son soutien à la candidature présentée par Patrick Jarry, Maire de Nanterre, à la présidence de l’EPAD.
Le Conseil d’administration de l’Epad doit, en effet, se réunir le 4 décembre prochain pour trouver un successeur à Patrick Devedjian. Le soutien apporté par l’Etat - qui dispose de 9 des 18 sièges au CA - à la candidature du fils cadet du Président de la République lui assure une désignation sans débat.
Ce choix du prince serait une nouvelle étape dans la reprise en main personnalisée de la défense. Il préfigure la manière d’agir que le gouvernement entend appliquer à l’aménagement du « Grand Paris. »
Pierre Mansat, adjoint au Maire de Paris et représentant de la Ville au CA de l’EPAD, présentera lundi aux délibérations du Conseil de Paris, deux vœux, marquant l’opposition de l’exécutif parisien à la fusion autoritaire de l’EPAD avec l’établissement public d’aménagement Seine Arche. Par décret, en effet, l’Etat prive unilatéralement Nanterre de toute maîtrise sur l’aménagement de 46 % de son territoire et, par un déni supplémentaire de la démocratie, évince Paris, sans concertation, du conseil d’administration.
La volonté d’hypertrophier le quartier d’affaires ne saurait constituer une réponse aux difficultés de l’EPAD. L’aménagement de la défense est confronté à une carence de gestion et à une absence de vision. En faisant main basse sur Nanterre, le gouvernement fait le choix de la fuite en avant sans issue, au nom d’une concurrence absurde avec la Capitale.
Une autre vision du développement est possible. L’enjeu aujourd’hui est d’assurer un équilibre durable entre croissance, emploi, logement et offre de transport. Il est temps de s’engager dans une approche cohérente du l’avenir de la métropole parisienne et de construire un modèle de développement au service des habitants, de leurs emplois, de leurs logements. "














